Rémunérations chez Covéa : la direction recevra les syndicats le 25 janvier
La mobilisation n’a pas été vaine. La direction de Covéa recevra les délégués syndicaux centraux des cinq organisations syndicales représentatives du personnel - la CFDT, le CFE-CGC, la CFTC, la CGT et l’Unsa -, le 25 janvier prochain pour échanger après le mouvement de grève mené en fin de semaine dernière et en début de semaine, a appris L’Agefi. Bien que la direction n’ait pas fait connaître les éléments qu’elle souhaite aborder, il s’agissait d’une demande des syndicats. « L’intersyndicale sollicite au plus vite une rencontre avec la direction générale de Covea. Il est primordial de retrouver un dialogue social autour d’échanges constructifs et prendre conscience du mal-être grandissant dans ce Groupe», écrivaient récemment les organisations dans un communiqué. Sollicité, Covéa ne commente pas.
Après que les Négociations annuelles obligatoires ont abouti sur un désaccord le 30 décembre, les syndicats avaient appelé les 21.000 collaborateurs du premier assureur de biens et de responsabilité basés en France, qui regroupe Maaf, MMA, GMF et le réassureur PartnerRe, à faire grève les vendredi 6, samedi 7 et lundi 9 janvier. 3% des salariés ont finalement déposé une journée de grève tandis que 8% ont débrayé au moins une heure symboliquement sur les trois jours indique la direction, tandis que les syndicats évoquent une mobilisation plus soutenue le lundi 9 janvier.
En plus de la revendication d’une hausse générale des salaires pour tous de 4% avec un plancher pour les salaires les plus bas de 1.750 euros – contre des augmentations générales de 4% pour les salariés avec un salaire annuel brut inférieur à 40.000 euros puis comprises entre 2,5% et 2,1% qui doivent s’appliquer au premier trimestre -, l’intersyndicale porte des mesures d’amélioration des conditions de travail des collaborateurs. Elle a recueilli 8.500 signatures à une pétition de soutien à sa plateforme de revendication.
Plus d'articles du même thème
-
UniCredit obtient le feu vert de la BCE sur le compromis danois
La banque italienne pourra pondérer par les risques ses participations dans l'assurance plutôt que les déduire intégralement de ses fonds propres, avec un gain attendu sur son ratio de solvabilité. -
Dans la réassurance, le pouvoir de négociation a changé de main
Les Rendez-Vous de Septembre qui réunissaient près de 4.000 acteurs mondiaux de l’assurance et de la réassurance dans la principauté monégasque ont donné le ton des renouvellements de janvier prochain. Les réassureurs ne sont plus les seuls maîtres du jeu. Les baisses de tarifs vont se poursuivre. -
La Chine injecte 54 milliards de dollars dans son secteur financier
Huit établissements, banques et compagnies d’assurance, sont concernés par cette opération de recapitalisation. L’objectif est d’accroître la capacité de crédit des banques et de renforcer les investissements des assureurs en actions.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Plus que la demande, la distribution entrave le développement de l’épargne retraite
Contenu de nos partenaires
-
Carte verteQuai d’Orsay : Jean-Noël Barrot renforce son dispositif en recrutant Augustin Augier
En intégrant ce proche de François Bayrou à son cabinet, le ministre des Affaires étrangères prouve qu’il entend affirmer ses ambitions nationales, à sept mois de l’élection présidentielle -
« Il y a eu des trous dans le filet » : Anne Hidalgo s'exprime sur le scandale du périscolaire, sans présenter d'excuses
L’ancienne maire de Paris a défendu l’action de la ville dans la lutte contre les violences dans le périscolaire et annoncé son soutien à Raphaël Glucksmann. -
IA : un chercheur d'Anthropic démissionne, alarmé par une « course » incontrôlée
Un chercheur d’Anthropic jette l’éponge, dénonçant une course effrénée à l’IA qui menace l’humanité, alors que le secteur fonce vers un péril que même les dirigeants redoutent