RBS rassure quant à sa solvabilité grâce à l’IPO de Citizens
Très attendue, l’introduction en Bourse de Citizens Financial Group, qui cote depuis hier sur le New York Stock Exchange, n’a pas eu le succès escompté. Royal Bank of Scotland, sa maison-mère, a levé 3,01 milliards de dollars (2,34 milliards d’euros) à l’occasion de la cotation de 25% du capital de sa filiale américaine – soit une capitalisation totale de 12 milliards. Les 140 millions d’actions ont été vendues au prix unitaire de 21,5 dollars.
La banque britannique (toujours contrôlée à 80% par l’Etat britannique) n’a donc pas pu obtenir le prix espéré. Elle avait annoncé le 8 septembre une fourchette de prix comprise entre 23 et 25 dollars. Les investisseurs ont estimé que RBS avait surévalué sa filiale basée à Providence (Rhode Island), dont la rentabilité est en retrait par rapport aux autres banques régionales américaines.
Ils disposent de 30 jours pour exercer une option de surallocation, qui porte sur 21 millions d’actions. En cas d’exercice complet de l’option, le flottant de Citizens atteindrait 28,75% et RBS encaisserait (en montant brut) 3,46 milliards de dollars. L’IPO est l’introduction en Bourse la plus importante dans le secteur bancaire américain depuis le déclenchement de la crise financière en 2007.
Même si la valorisation retenue in fine n’est pas celle espérée par RBS, l’action de la banque écossaise a terminé hier en hausse de 1,17%, à 362,1 pence (après un recul de 1,65% le matin). Le titre Citizens a été salué par des investisseurs sevrés de valeurs financière (+5,1% une heure après l’ouverture).
Surtout, l’opération montre que RBS avance sur ses principaux dossiers, en particulier celui du renforcement de ses fonds propres. Les titres Citizens que la banque détient encore sont sujets à un lock-up de 180 jours qui lui interdit de les vendre pendant ce laps de temps. Mais RBS a déjà fait savoir qu’elle avait l’intention d’avoir cédé la totalité de sa participation dans sa filiale en 2016. Si l’effet de l’introduction en Bourse sera à court terme probablement limité, les analystes estiment que le franchissement à la baisse du seuil de participation de 50% – une hypothèse attendue pour le milieu de l’année prochaine – devrait permettre à RBS de renforcer de 2 à 3 points de pourcentage son ratio de fonds propres durs core equity tier 1 (sous Bâle 3).
«En dépit d’un produit de l’IPO légèrement inférieur aux attentes, la restauration du capital ne devrait plus être un sujet de préoccupation majeur pour RBS», résume un analyste.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIATNouvelles perspectives sur les marchés privés
Marchés privés : où se dessinent les opportunités entre reprise, sélectivité, IA et besoins d’infrastructures ? -
PARTENARIATCrédit : regarder au-delà du consensus
Rendement attractif, défauts contenus : tout le monde est d'accord. C'est derrière les moyennes que tout se joue. -
PARTENARIATPrincipal Inside : « Le moment est favorable pour investir sur certains marchés immobiliers »
Entretien avec Guillaume Masset, Président de Principal Asset Management France
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Laïcité, GPA, fin de vie… Le discours offensif de Leon XIV face à Emmanuel Macron
Reçu à l'Elysée peu après son arrivée à Paris, vendredi matin, le pape a insisté dans sa première intervention sur plusieurs sujets clivants du débat public français. -
Série noireAutomobile : le rappel de 2 millions de véhicules plonge Volkswagen dans la crise
Le constructeur allemand subit un rappel impliquant 900 000 véhicules outre-Rhin, une semaine après avoir révisé à la baisse ses résultats financiers annuels, sur fond de concurrence internationale accrue. -
Tribune librePour une TVA sociale durablement bénéfique, des réformes profondes sont indispensables
La TVA sociale a des effets qui sont essentiellement transitoires et il est difficile d’utiliser plusieurs fois cet outil : pour en maximiser les bénéfices, il est nécessaire d’utiliser les marges à plein. Comme dans le cas du plan Pinay-Rueff en 1958, une mise en place réussie de la TVA sociale passe par des mesures de réduction des dépenses publiques et de réforme structurelle.