RBS poursuit le désengagement de sa filiale américaine
RBS accélère son recentrage sur son marché domestique. La banque britannique a fait part lundi de son intention de céder 115 millions de titres de sa filiale américaine Citizens auprès d’investisseurs institutionnels, auxquels s’ajoutent 17,25 millions d’actions supplémentaires dans le cadre d’une option de surallocation. Ce bloc, équivalent à 24% du capital, est valorisé autour de 3,3 milliards de dollars sur la base d’un prix de 24,88 dollars par action.
Si RBS, qui a vendu une première tranche de Citizens lors d’une IPO en septembre, parvient à mener l’opération à bien, sa participation descendra à 46,1% du capital.
L’action Citizens a clôturé à 24,80 dollars vendredi, en hausse de 15% comparé au prix d’introduction. Morgan Stanley et Goldman Sachs pilotent l’opération, à laquelle s’associent en tant que co-teneurs de livre RBS, Credit Suisse, Deutsche Bank, UBS, JPMorgan, Citigroup et Wells Fargo. Barclays, RBC Capital Markets, Keefe, Bruyette & Woods et Oppenheimer & Co sont également de la partie. RBS a racheté Citizens, basée à Providence dans l’Etat de Rhode Island, en 1998 puis a développé l’activité au travers de 25 acquisitions, dont celle de Charter One en 2004 pour 10,5 milliards de dollars.
Encore détenue à 80% par le contribuable britannique, RBS se déleste de Citizens afin de se focaliser sur ses activités de banque de détail et de banque commerciale au Royaume-Uni. Passer sous la barre des 30% du capital permettrait à RBS de déconsolider sa filiale et de ne plus supporter les 60 milliards de livres d’actifs pondérés du risque (RWA) qui lui sont associés. Le groupe bancaire gonflerait au passage son ratio de fonds propres durs du groupe d’environ 200 points de base, selon des sources mentionnées par Reuters.
Un coup de pouce nécessaire alors que les stress tests bancaires européens et britanniques ont pointé le profil de solvabilité de RBS comme l’un des plus fragiles parmi les cinq premières banques britanniques. Citizens prévoit de racheter pour 250 millions de dollars de ses propres actions auprès de RBS le mois prochain et d’en reprendre pour 500 millions de dollars de plus au cours des deux prochains trimestres. Objectif : une sortie complète du capital d’ici à la fin 2016.
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