RBS France remanie sa direction en pleine réorganisation stratégique

La banque britannique va remplacer son actuel directeur général Sébastien Rozès, arrivé en 2012, par deux directeurs généraux adjoints.
Julien Beauvieux

Sébastien Rozès cède sa place. Directeur général de RBS France depuis juillet 2012, le dirigeant «quittera la banque le 1er septembre 2015 afin de poursuivre d’autres opportunités», a sobrement indiqué le groupe ce vendredi. Pour le remplacer et «déployer» sa nouvelle stratégie dans la BFI, la banque britannique a nommé deux directeurs généraux adjoints: Stéphane Dehaies, jusque-là secrétaire général, et Jean de Saint Basile, le responsable de la relation client grandes entreprises.

Au sein du nouveau tandem, Stéphane Dehaies prendra la responsabilité de la gestion de la succursale parisienne et de «la mise en œuvre du plan stratégique» en France, en Belgique et au Luxembourg. De son côté, Jean de Saint Basile sera en charge de la coordination des activités commerciales en sus de ses anciennes attributions ; il pourra s’appuyer sur Thierry Rémont pour le suivi de la relation avec le segment des institutions financières.

Ces changements à la tête de la filiale française interviennent alors que RBS a annoncé le 26 février un important plan de restructuration prévoyant son retrait de 25 pays dans la banque de financement et d’investissement. Si la France fait partie des 13 pays dans lesquels RBS compte encore opérer en 2019, dans des activités recentrées sur le financement (primaire dette, prêts) et la gestion du risque (taux, change), une réduction de la voilure ne peut être exclue.

Sébastien Rozès avait indiqué fin février à L’Agefi espérer que la réorganisation rende «la plate-forme RBS pérenne et beaucoup plus efficace». Avec à la clé des moyens focalisés sur les clients d’Europe de l’Ouest, «donc en France, et naturellement au Royaume-Uni et en Irlande». L’an dernier, le groupe avait augmenté sur son bilan de 2,2 milliards de livres (3 milliards d’euros), à 16,1 milliards, son exposition à la France, liée à une hausse du trading de dette.

Mi-juillet, le quotidien Les Echos avait pourtant avancé qu’un «plan de de départs volontaires serait prochainement ouvert et pourrait conduire l’effectif français à diminuer jusqu’à une vingtaine de salariés». RBS France comptait en début d’année environ 150 collaborateurs en excluant les prestataires externes, contre 280 il y a cinq ans. Contactée par L’Agefi, RBS France n’a pas souhaité faire de commentaires sur le nombre de salariés actuellement présents dans la succursale.

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