Prudential traverse sans difficulté la crise de la zone euro
Le cours de Prudential a gagné hier 2,99% à la Bourse de Londres, conséquence de résultats financiers meilleurs qu’attendu. Alors que les analystes pariaient sur un bénéfice des affaires nouvelles sur 9 mois à 1,51 milliard de livres, l’assureur a affiché une hausse de 14% à 1,53 milliard, pour des ventes en hausse de 10% à 2,7 milliards. Cette bonne performance a été dopée par ses marchés internationaux: les Etats-Unis, sous la marque Jackson, sont ainsi parvenus à résister à la volatilité des marchés financiers en affichant un bénéfice des affaires nouvelles en hausse de 17% sur une année à 622 millions de livres. Conséquence d’un fort dynamisme dans ses quatre pays principaux (Singapour, Indonésie, Hong Kong et Malaisie), Prudential a également enregistré une croissance des bénéfices des affaires nouvelles en Asie à hauteur de 16% à 719 millions de livres.
Les performances sur le marché britannique restent en revanche beaucoup plus modestes, avec un bénéfice des affaires nouvelles en hausse de 1% sur une année, à 194 millions de livres pour des ventes en progression de 4%: «Nous n’avons pas vraiment poussé nos ventes sur ce marché bien que nous soyons satisfaits des résultats», a cependant estimé Tidjane Tiam, directeur général du groupe au cours d’une conférence téléphonique hier. «Nous n’utilisons pas le marché britannique pour extraire des ressources en cash et financer notre développement en Asie dans la mesure où ce marché s’autofinance de lui-même. Les ressources financières au Royaume-Uni sont importantes du point de vue de la notation de Prudential», a tenu à préciser le directeur général.
L’assureur est également parvenu à renforcer son excédent en capital à 3,9 milliards de livres, ce qui, selon ses propres termes, devrait lui permettre de résister favorablement à une détérioration des conditions économiques. La crise de l’eurozone n’a cependant pas affecté outre-mesure l’assureur: l’exposition de Prudential aux obligations d’Etat italiennes n’est que de 48 millions de livres et de 1 million de livres à l’Espagne, selon Tidjane Thiam.
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