Prudential maintient le cap sur l’Asie

L’assureur britannique s’est fixé de nouveaux objectifs de croissance sur le marché asiatique au cours des trois prochaines années
Stéphanie Salti, à Londres

A l’occasion d’une journée consacrée aux investisseurs hier sous le thème de «growth and cash», l’assureur britannique Prudential semble avoir tourné la page de l’échec de sa tentative de rachat d’AIA, filiale asiatique d’AIG, pour un montant de 35,5 milliards de dollars. Pour autant, l’Asie reste bel et bien une région d’expansion stratégique pour l’assureur qui entend ainsi doubler les bénéfices d’exploitation aux normes IFRS obtenus en 2009 en vie et gestion d’actifs – 465 millions de livres - sur ce continent d’ici à trois ans.

Sous la houlette de son directeur général Tidjane Thiam, l’assureur met aussi un point d’honneur à doubler les profits des nouvelles affaires obtenues en Asie – 713 millions de livres en 2009 - à l’horizon 2013. Dans une présentation de 82 pages, Barry Stowe, directeur général de Prudential Corporation Asia, s’est ainsi évertué à détailler la pertinence de la stratégie: le maintien du cap sur l’Asie se justifie par la croissance de la classe moyenne mais aussi par le développement d’une réglementation équilibrée favorisant l’expansion des produits d’épargne, de protection et d’investissements. S’appuyant sur une stratégie multicanal utilisant principalement les ressources de la bancassurance, l’assureur souhaite ainsi marquer sa différence au travers de l’offre de produits innovants: il revendique par exemple son rôle de pionnier dans l’assurance takaful (islamique) dans cette région.

Parmi les initiatives stratégiques, l’assureur entend cibler en particulier les clients institutionnels et souhaite se développer sur le marché japonais, où il opère en marque blanche, ainsi qu’en Chine. Le groupe s’est également fixé un certain nombre d’objectifs en matière de participation des différentes filiales à la trésorerie du groupe: l’Asie devra ainsi contribuer à hauteur de 300 millions de livres en 2013, soit plus de 7 fois les 40 millions de livres générés en 2009. Les opérations américaines Jackson vont devoir délivrer 200 millions de livres, à comparer aux 39 millions de livres apportés l’an dernier. Enfin, la feuille de route évoque un montant de 350 millions de livres pour le marché britannique en 2013 (2009: 284 millions de livres). Au total, les contributions en cumulé pour l’ensemble des divisions du groupe devraient égaler au minimum 3,8 milliards entre 2010 et fin 2013. Les nouvelles orientations du groupe semblent avoir convaincu les marchés: le titre a gagné 5,46%.

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