Premafin et Fondiaria Sai progressent sur la voie de leurs augmentations de capital
Groupama ne pousse pas seulement ses pions en Chine. L’assureur mutualiste a aussi des fers au feu en Italie. Il s’est engagé dans le cadre d’une augmentation de capital à prendre 17,1% de Premafin, la holding de la famille Ligresti, qui contrôle elle-même à 41,6% (dont 37,5% en direct) la compagnie Fondiaria Sai. Les deux groupes transalpins préparent respectivement des appels au marché de 225 millions et 460 millions d’euros, et ont franchi ces derniers jours de nouveaux obstacles.
Premafin a ainsi signé le 22 décembre la restructuration de sa dette bancaire, de 322,5 millions d’euros, constituée d’une tranche à terme et d’une ligne revolving. Le plan d’amortissement de la première tranche a été revu, avec une suspension des échéances prévues le 31 décembre 2010 et 2011. Celles de 2012 et 2013 sont ramenées respectivement à 15 millions et 35 millions. En revanche, si Premafin mène à bien son augmentation de capital, un remboursement de 40 millions sur la première tranche et de 10 millions sur la ligne renouvelable interviendra avant le 30 juin 2011.
Les banques, UniCredit en tête, ont aussi accepté d’accorder une nouvelle ligne revolving de 15 millions, utilisable seulement si la holding rate son appel au marché. L’ensemble des concours bancaires sont garantis par les titres Fondiaria Sai du groupe.
Le groupe de banques chargées de diriger l’augmentation de capital est par ailleurs en place. Credit Suisse, qui dirige l’opération, partagera le risque avec KBW et RBS, retenus en tant que joint lead managers. En deuxième ligne, les régionaux de l’étape, Banca Akros, Popolare di Milano et Equita participeront comme co-lead managers.
Ce même consortium dirigera aussi l’appel au marché de Fondiaria Sai, qui a convoqué à cet effet une assemblée générale extraordinaire le 25 janvier. Une opération à laquelle Premafin est censée contribuer à hauteur de 100 millions d’euros, ce qui diluerait sa part dans l’assureur italien. Fondiaria continue aussi à nettoyer son bilan: elle a dégagé une plus-value de 31 millions d’euros en vendant cette semaine une exploitation agricole.
Reste encore un obstacle de taille à passer, a priori d’ici à la fin de l’année. L’autorité boursière italienne, la Consob, doit encore décider si l’accord entre Groupama et les Ligresti constitue une action de concert. Ce qui pourrait alors faire tomber à l’eau l’opération Premafin.
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