Nubank fait ses débuts en fanfare à Wall Street, avec une capitalisation de 52 milliards
La néobanque brésilienne Nu Holdings a transformé l’essai pour son entrée à la Bourse de New York jeudi. Son action a ouvert en hausse de 25%, donnant d’emblée à la société une capitalisation boursière de près de 52 milliards de dollars (46 milliards d’euros), ce qui en fait la troisième société cotée la plus importante au Brésil. Ainsi capitalisée, elle se situe juste derrière les acteurs des matières premières Petrobras et Vale.
La firme a levé près de 2,6 milliards de dollars lors de cette opération coordonnée par Morgan Stanley, Goldman Sachs & Co, Citigroup et NuInvest. L’offre a été sursouscrite huit fois. Dans les détails, la cotation de Nubank a ouvert à 11,25 dollars par action, contre un prix d’offre publique initial de 9 dollars. L’action a clôturé en hausse de 14,56%, à 10,31 dollars.
Mercredi, Nubank avait évalué son offre publique initiale dans le haut de sa fourchette - qu’elle avait abaissée peu de temps avant en raison des inquiétudes suscitées par une déroute mondiale des actions technologiques. Et alors que les investisseurs se montrent plus prudents face aux nouveaux entrants : l’indice Renaissance IPO ETF a perdu 15% au cours des trois derniers mois, contre une progression de 4,4% pour le S&P 500.
Nubank a déclaré avoir réalisé un bénéfice au premier semestre 2021.
Pour la suite, David Velez, fondateur et directeur général de Nubank, a déclaré que la société resterait concentrée sur trois marchés : le Brésil, le Mexique et la Colombie.
Depuis sa création en 2013 à Sao Paulo par le Colombien David Velez, l’Américain Edward Wible et la Brésilienne Cristina Junqueira, la néobanque bénéficie du soutien d’investisseurs de taille : Berkshire Hathaway de Warren Buffett, Sequoia Capital, Tiger Global Management, SoftBank Latin America Funds, et le chinois Tencent. Encore en juin dernier, elle a levé 500 millions de dollars auprès de ses investisseurs.
«Nubank fait partie de ces sociétés dont nous pourrions vouloir conserver les actions à très long terme», a déclaré Douglas Leone, associé directeur mondial de Sequoia, cité par Reuters. Sequoia a commencé à investir dans Nubank lors du tour de table en 2013.
En moins de dix ans, devenue l’un des plus grands émetteurs de cartes de crédit du Brésil, avec quelque 48 millions de clients au Brésil, en Colombie et au Mexique, Nubank a survécu à une récession et à une pandémie, avec une valorisation supérieure à celles des fintechs Chime, Robinhood ou SoFi.
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