Natixis a tenu bon au deuxième trimestre
Dans une conjoncture jugée peu porteuse, Natixis a réussi à faire preuve de dynamisme commercial au deuxième trimestre. La filiale cotée de BPCE a dégagé un produit net bancaire global (PNB) de 1,78 milliard d’euros (+2% sur un an), dont 1,56 milliard (+4%) pour les métiers cœur. L’activité a été particulièrement soutenue dans le pôle épargne où les revenus ont progressé de 13% à 557 millions d’euros, porté par la gestion d’actifs aux Etats-Unis et le redémarrage de l’assurance vie en France.
La tendance a également été positive dans les services financiers spécialisées, avec une croissance du PNB de 5% à 330 millions d’euros. Dans le métier de banque de grande clientèle, en revanche, les revenus affichent un recul de 3% à 678 millions d’euros. Le PNB de la division marchés de capitaux s’inscrit en repli de 16% à 332 millions d’euros.
La banque souligne que les charges ont augmenté de 1% par rapport au premier trimestre, en phase avec la croissance des revenus. Lors d’une conférence téléphonique, Laurent Mignon, le directeur général de Natixis, a fait un point sur les discussions sociales en cours. «On a négocié avec les partenaires sociaux au cours de juin et de juillet un accord sur l’emploi dont le principal objectif est de gérer, métier par métier, l’adaptation de nos métiers au contexte économique et de favoriser les éléments de mobilité et de formation à l’intérieur du groupe», a-t-il déclaré, alors que le JDD a récemment évoqué un projet portant sur la supression de 500 à 700 postes. «Aucun montant n’a été arrêté et cet accord prévoit qu’il n’y aura aucun départ contraint chez Natixis», a ajouté Laurent Mignon.
En ce qui concerne le coût du risque (hors GAPC), il ressort à 96 millions d’euros, stable par rapport au premier trimestre. Au bout du compte, le résultat net (hors réévaluation de la dette propre) atteint 267 millions d’euros, en croissance de 4%. L’impact négatif de la réévaluation de la dette senior propre se chiffre à 20 millions d’euros. Les analystes du panel Reuters anticipaient en moyenne un résultat net de 216 millions d’euros et un PNB de 1,78 milliard d’euros.
Sur le plan de la solvabilité, le niveau de ratio core tier one «full Bâle 3» pointe à 9,7% à fin juin, en hausse de 30 points de base sur le trimestre. Le ratio de levier (sur une base tier one), non publié, est estimé «dès aujourd’hui» au-dessus de 3%. Natixis, qui a réalisé hier la cession des certificats coopératifs d’investissement (CCI) aux Banques Populaires et aux Caisses d’Epargne, présentera son nouveau plan stratégique le 14 novembre prochain.
Plus d'articles du même thème
-
Pluxee prend l'eau en Bourse après ses perspectives
Le spécialiste des titres-restaurant a prévenu qu'il s'attendait à un exercice de transition lors duquel son excédent brut d'exploitation s'inscrirait en repli. -
Les profits de TotalEnergies continuent de s'envoler avec la flambée de l'énergie
Le résultat net ajusté du géant de l'énergie a dépassé 9 milliards de dollars au troisième trimestre, approchant du record absolu inscrit en 2022. Le taux d'endettement du groupe est tombé sous 10%. -
EXCLUSIFDette immobilière, le plus difficile reste à venir
En Europe, la hausse des taux et la situation géopolitique mettent une chape de plomb sur l'économie. Le paysage du financement immobilier s’en trouvera fortement modifié, particulièrement en France, selon la dernière étude d'AEW Recherche.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
« Remporter la bataille informationnelle » : comment LFI s’inspire de la stratégie qui aurait fait gagner Lula
Canal Whatsapp, blocage des comptes d’extrême droite… Les insoumis relaient sur les réseaux sociaux des techniques présentées comme ayant permis la réélection du président brésilien Lula. Non sans fausse note. -
Championne d'Europe des impôts : la France reprend sa couronne au Danemark
Avec une hausse des impôts en 2025, la France a un taux de prélèvements obligatoires qui atteint 46 % du PIB en 2025, contre 45,1 % en 2024, et reprend donc la première place au Danemark -
Numéro de téléphoneUkraine : les Européens veulent être représentés dans les négociations, mais par qui ?
La récente agitation diplomatique dans le dossier russo-ukrainien a relancé cette question, sur laquelle l’Europe ne cesse de buter