Natixis a tenu bon au deuxième trimestre

La filiale de BPCE a fait preuve de dynamisme dans l'épargne et les services financiers spécialisés. Elle a réalisé hier la cession des CCI
Antoine Duroyon

Dans une conjoncture jugée peu porteuse, Natixis a réussi à faire preuve de dynamisme commercial au deuxième trimestre. La filiale cotée de BPCE a dégagé un produit net bancaire global (PNB) de 1,78 milliard d’euros (+2% sur un an), dont 1,56 milliard (+4%) pour les métiers cœur. L’activité a été particulièrement soutenue dans le pôle épargne où les revenus ont progressé de 13% à 557 millions d’euros, porté par la gestion d’actifs aux Etats-Unis et le redémarrage de l’assurance vie en France.

La tendance a également été positive dans les services financiers spécialisées, avec une croissance du PNB de 5% à 330 millions d’euros. Dans le métier de banque de grande clientèle, en revanche, les revenus affichent un recul de 3% à 678 millions d’euros. Le PNB de la division marchés de capitaux s’inscrit en repli de 16% à 332 millions d’euros.

La banque souligne que les charges ont augmenté de 1% par rapport au premier trimestre, en phase avec la croissance des revenus. Lors d’une conférence téléphonique, Laurent Mignon, le directeur général de Natixis, a fait un point sur les discussions sociales en cours. «On a négocié avec les partenaires sociaux au cours de juin et de juillet un accord sur l’emploi dont le principal objectif est de gérer, métier par métier, l’adaptation de nos métiers au contexte économique et de favoriser les éléments de mobilité et de formation à l’intérieur du groupe», a-t-il déclaré, alors que le JDD a récemment évoqué un projet portant sur la supression de 500 à 700 postes. «Aucun montant n’a été arrêté et cet accord prévoit qu’il n’y aura aucun départ contraint chez Natixis», a ajouté Laurent Mignon.

En ce qui concerne le coût du risque (hors GAPC), il ressort à 96 millions d’euros, stable par rapport au premier trimestre. Au bout du compte, le résultat net (hors réévaluation de la dette propre) atteint 267 millions d’euros, en croissance de 4%. L’impact négatif de la réévaluation de la dette senior propre se chiffre à 20 millions d’euros. Les analystes du panel Reuters anticipaient en moyenne un résultat net de 216 millions d’euros et un PNB de 1,78 milliard d’euros.

Sur le plan de la solvabilité, le niveau de ratio core tier one «full Bâle 3» pointe à 9,7% à fin juin, en hausse de 30 points de base sur le trimestre. Le ratio de levier (sur une base tier one), non publié, est estimé «dès aujourd’hui» au-dessus de 3%. Natixis, qui a réalisé hier la cession des certificats coopératifs d’investissement (CCI) aux Banques Populaires et aux Caisses d’Epargne, présentera son nouveau plan stratégique le 14 novembre prochain.

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