Morgan Stanley tire profit de ses efforts sur les actions et la gestion de fortune
Morgan Stanley a tiré son épingle du jeu. Alors que les résultats du troisième trimestre de ses principales concurrentes ont été avant tout marqués par une chute des revenus dans le trading des produits de taux, la banque est parvenue à compenser cette déconvenue par une progression remarquable de l’activité dans le courtage actions.
Hors réévaluation à sa juste valeur de la dette propre (debt valuation adjustment, DVA), dont l’impact négatif sur les revenus s’est élevé sur le trimestre écoulé à 171 millions de dollars contre 2,3 milliards l’an passé, les revenus de Morgan Stanley ont ainsi progressé de 7% à 8,1 milliards de dollars. Les produits du courtage actions ont bondi de 28% à 1,7 milliard de dollars tandis que ceux du segment taux, devises, matières premières (FICC, fixed income, currency, commodities) ont concédé une baisse de 43% à 835 millions.
Si la banque récolte ainsi les fruits côté actions des efforts consentis en termes notamment de recrutements d’équipes dédiées, elle n’en subit pas moins comme ses concurrentes côté taux l’attentisme cet été de ses clients suscité par les incertitudes quant au comportement de la Fed dans le cadre de son programme de rachat massif d’actifs. Goldman Sachs a ainsi affiché un recul de 47% de l’activité de son pôle FICC, contre des baisses de 20 et 26% pour Bank of America et Citigroup.
Les dirigeants de Morgan Stanley ne se satisfont naturellement pas du niveau d’activité du trimestre écoulé et assurent consacrer les investissements humains et techniques nécessaires pour tirer parti d’un retour à meilleure fortune du marché.
Les revenus en banque d’investissement se sont également révélés contrastés, avec un recul de 19% en conseil financier (275 millions) et une progression de 12 et 19% respectivement pour les services d’émissions d’obligations (481 millions) et d’actions (236 millions). Alors que les revenus de la gestion d’actifs ont atteint 828 millions de dollars (+31%), ceux de la gestion de fortune ont progressé de 8% à 3,48 milliards, pour une marge nette de 19% en progression de 6 points et proche désormais de l’objectif de 20 à 22% affiché par le PDG James Gorman. Ce dernier s’est félicité de l’«équilibre» observé entre les différentes activités sur le trimestre écoulé, au titre duquel le résultat net publié (intégrant la DVA) s’est élevé à 888 millions de dollars contre une perte d’un milliard l’an dernier.
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