Morgan Stanley s’illustre dans le trading et la gestion de fortune
L’action Morgan Stanley a brillé vendredi à Wall Street (+2,12 %, à 33,22 dollars), à la faveur de résultats trimestriels rassérénants. Le bénéfice net de l'établissement a quasiment doublé sur un an pour s'établir à 1,71 milliard de dollars (84 cents par action, comprenant un gain fiscal de 12 cents) au troisième trimestre. A l’image de ses principales rivales américains, la banque a retrouvé une certaine vigueur dans le trading des produits de taux malgré les réductions d’effectifs et de capitaux affectés à cette activité.
Les revenus qui découlent de sa division FICC (fixed income, commodities et devises) ont grimpé de 19% à 997 millions de dollars (hors DVA), nettement au-dessus des anticipations de Wells Fargo (895 millions) ou de Macquarie (825 millions). Le dynamisme a été au rendez-vous sur les actions avec des revenus nets de 1,78 milliard de dollars (+4,3%), «reflétant une solide performance dans le prime brokerage, partiellement compensée par des revenus plus faibles dans les dérivés». Tous segments confondus, Morgan Stanley signe la meilleure performance de trading parmi les grandes BFI américaines avec des revenus en augmentation de 13% sur une base ajustée à 2,7 milliards de dollars.
«Ils repartent avec une base légèrement plus petite, mais ils ont mis en place des stratégies qui leur permettent d’obtenir plus de trading et de bénéfices», a commenté Kenneth Leon, analyste de S&P Capital IQ. Morgan Stanley cherche à hisser le rendement des fonds propres (RoE) à un niveau supérieur à 10% mais la banque a été freinée par des rendements plus faibles dans le trading des matières premières, de taux d’intérêt et de devises. C’est dans ce contexte qu’elle a décidé de vendre son activité de négoce pétrolier au russe Rosneft. La finalisation de la transaction est toutefois retardée à cause des sanctions américaines contre Moscou.
Dans la gestion de fortune, le trimestre a encore été très énergique. Les revenus de la division ont progressé de 8,7% en glissement annuel pour atteindre 3,78 milliards de dollars, soit une grande partie des revenus totaux (8,7 milliards hors DVA). Et la marge bénéficiaire avant impôt est ressortie à 22%, alors que l'établissement cible une fourchette de 22% à 25% d’ici à la fin de l’année prochaine. Enfin, les dépenses de rémunération ont été maintenues sous contrôle et le ratio de solvabilité CET1 (transitoire) progresse de 40 points de base sur le trimestre, à 14,3%.
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