Morgan Stanley profite lui aussi du rebond du trading
Morgan Stanley a publié mercredi un bénéfice trimestriel meilleur qu’attendu, soutenu par l’envolée des activités de trading, qui a profité ces derniers mois à l’ensemble des grandes banques de Wall Street. Morgan Stanley a été l’une des principales bénéficiaires de cette tendance, qui s’explique principalement par les conséquences sur les marchés du vote britannique de juin en faveur du Brexit et par les spéculations sur l'évolution des politiques monétaires aux Etats-Unis, en Europe et au Japon.
Les revenus ajustés tirés des activités de trading obligataire ont en effet plus que doublé à 1,5 milliard de dollars, atteignant pour le deuxième trimestre consécutif l’objectif fixé par le directeur général, James Gorman. Morgan Stanley avait pourtant connu des années difficiles dans cette activité et l’avait restructurée au début de cette année.
Sur l’ensemble du troisième trimestre, Morgan Stanley a réalisé un bénéfice net, part du groupe, en hausse de 61,7% à 1,52 milliard de dollars (1,38 milliard d’euros), soit 81 cents par action, contre 939 millions (48 cents par action) sur la période correspondante de l’an dernier. Le bénéfice par action des activités maintenues a atteint 80 cents. Les analystes prévoyaient en moyenne un bénéfice de 63 cents, selon le consensus Thomson Reuters. Les revenus du groupe ont progressé de 14,7% à 8,91 milliards de dollars, alors que le consensus atteignait 8,17 milliards. Ceux de la gestion d’actifs ont progressé de 7% à 3,9 milliards, permettant à la division d’afficher une marge avant impôt de 23%, conforme à l’objectif visé.
Parmi les points faibles notables de ces résultats: le rendement des fonds propres, à 8,7%, reste inférieur à la fourchette de 9% à 11% que vise James Gorman à l’horizon de la fin 2017. Par ailleurs, les revenus de la vente et du trading d’actions, habituellement une force de Morgan Stanley, n’ont augmenté que de 1% sur un an, à 1,9 milliard. Les revenus des activités de banque d’investissement ont quant à eux diminué de 7% à 1,23 milliard.
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