Lloyds Banking Group poursuit son recentrage
Lloyds Banking Group n’est plus actionnaire de St James’s Place depuis hier. Le premier prêteur immobilier britannique a annoncé hier la vente de sa participation résiduelle dans le gestionnaire de fortune pour 680 millions de livres sterling (811 millions d’euros). Le placement a été réalisé sur le marché par Bank of America, au prix de 630 pence par action.
Lloyds avait déjà par deux fois cette année cédé des parts de St James’s Place, en mars, puis en mai. La banque en avait hérité en 2008, suite à l’acquisition de sa rivale HBOS – une initiative qui l’avait précipitée dans les difficultés. Les encours sous gestion de St James’s Place ont atteint le montant de 42 milliards de livres le 30 septembre.
L’opération a permis à Lloyds de réaliser une plus-value d’environ 105 millions de sterling, contre 95 millions initialement espérés. Elle permettra de renforcer son ratio de fonds propres common equity tier one sous Bâle 3 de 685 millions de sterling, soit 24 points de base (pb).
L’empilement des corpus réglementaires relatifs à la gestion et à la banque – AIFM, Prips, Mif, Ucits 4, Bâle 3… mais aussi les règles spécifiques aux établissements britanniques imposées par leur régulateur – complique et rend plus coûteux le maintien de cette activité au sein d’un groupe bancaire. Ce d’autant plus que Lloyds, détenu à 33% par l’Etat britannique, subit un plan de restructuration draconien. Le gouvernement n’ayant pas l’intention de s’éterniser au capital du groupe, celui-ci se recentre sur les métiers de banque de détail et de banque commerciale.
Lloyds a multiplié les cessions ces derniers temps. Dans la gestion, la dernière opération d’envergure concerne la vente de Scottish Widows Investment Partnership (le pôle de gestion de sa filiale d’assurances Scottish Widows) à Aberdeen Asset Management, pour 560 millions de livres.
En dehors de filiales, Lloyds vend aussi des actifs financiers, en général à des fonds de dette. La semaine dernière, Apollo Global Management a ainsi acquis un portefeuille de créances hypothécaires irlandaises douteuses, qui affichait une perte de 33 millions de livres en 2012, pour 257 millions. Fin novembre, Lloyds a cédé au fonds Cerberus un portefeuille d’un milliard d’euros au nominal, qui présentait une décote de 21%.
Au troisième trimestre, la banque a réduit le montant de ses actifs non stratégiques de 12,6 milliards, à 70 milliards de livres.
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