Lloyds Banking Group négocie son retour aux dividendes en 2014
Les progrès accomplis par Lloyds Banking Group (LBG) pour nettoyer son bilan et simplifier ses activités lui laissent espérer un retour prochain aux dividendes, les premiers depuis 2008. Antonio Horta-Osorio, directeur général de la banque détenue à 33% par le contribuable britannique, indiquait hier être entré en négociation avec le régulateur sur la question du versement des dividendes.
Le groupe devrait ainsi annoncer sa politique en la matière au cours de la publication de ses résultats annuels en février prochain. Sans vouloir préjuger de l’issue des négociations, le directeur financier George Culmer, a indiqué hier que la banque était en «bonne position» : «nous pouvons montrer un ratio de capital supérieur à 10% d’ici à la fin de l’année, ainsi qu’une évolution favorable l’an prochain».
En attendant l’issue des pourparlers, la banque britannique a publié hier un durcissement de ses pertes trimestrielles imposables à 440 millions de livres. Une contre-performance que le groupe impute à de nouvelles provisions à hauteur de 750 millions de livres pour couvrir le coût des litiges des produits d’assurance emprunteur PPI, portant le total à plus de 8 milliards de livres depuis l’éclatement du scandale, ainsi qu’à des pertes enregistrées sur des cessions d’actifs.
Hors coûts de restructuration et provisions, LBG a cependant augmenté son bénéfice net sous-jacent à 1,524 milliard de livres (+83%), conséquence d’une réduction de ses actifs non-stratégiques et d’une baisse de 44% de ses créances douteuses. Antonio Horta-Osorio s’est montré hier rassurant en signalant que le programme de simplification de la banque était en avance sur les objectifs et que LBG allait bientôt renouer avec des gains «plus durables», à la faveur d’une amélioration de sa marge nette d’intérêt.
S’agissant de l'évolution de la part de l’Etat au capital, le directeur général espère que le gouvernement puisse vendre une seconde tranche dès 2014 et soutient l’idée d’une participation des petits investisseurs dans cette opération. «Les petits porteurs représentent 12% de l’actionnariat du groupe et c’est évidemment une bonne chose de leur offrir la possibilité d’augmenter leur participation dans notre banque», a indiqué Antonio Horta-Osorio.
Plus d'articles du même thème
-
SK Hynix dévoile un vaste plan de rémunération pour ses actionnaires
Le bénéfice net du fabricant sud-coréen de semi-conducteurs a bondi de 216% au troisième trimestre. Il a dévoilé mercredi un plan de rémunération pour ses actionnaires de 75 milliards de dollars. -
Franck Sabbah monte sa société
L’ancien directeur des ventes internationales de Berenberg entend accompagner les sociétés de gestion dans leur développement en Suisse. -
Tirés par la gestion de fortune, les profits d'UBS ont progressé au troisième trimestre
Le bénéfice net de la banque est toutefois légèrement inférieur aux attentes. Les dirigeants avancent la fin de leur programme de rachats d'actions de 3 milliards de dollars mais continuent à s'inquiéter d'une évolution réglementaire en Suisse.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Le taux souverain français dépasse 5%
- Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
Contenu de nos partenaires
-
Lignes de fondUn succès de l’IPO d’Anthropic planterait le dernier clou dans le cercueil de l’ESG
Le géant de l’IA fait de son mieux pour paraître au seuil de Wall Street vêtu de probité candide et de lin blanc. Pourtant... -
SagesseL’Allemagne tente de construire une politique chinoise cohérente
Pendant que le président allemand se trouve en Chine, le chancelier fait une tournée asiatique avec Pékin en toile de fond -
Tigres, gorilles, ours polaires… 5 safaris extraordinaires et quand partir pour les vivre
Le safari ne se résume plus aux grandes plaines africaines et au traditionnel face-à-face avec le Big Five. Il se vit dans la toundra canadienne avec les ours, au fil de l’eau au Botswana, au cœur des forêts en Ouganda à la rencontre des primates ou sur les traces du tigre dans le centre de l’Inde. Pour observer la faune dans les meilleures conditions, le choix de la saison est déterminant. Amplitudes, spécialiste français du voyage sur mesure haut de gamme, a sélectionné cinq safaris originaux, et livre ses conseils d’experts sur la période à privilégier.