L’intégration de la CNP évite une année blanche à la Banque Postale
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La Banque Postale
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Photo LBP.
Lors de la présentation des résultats de La Poste, le groupe a dévoilé les premiers résultats annuels de La Banque Postale prenant en compte l’intégration de la CNP qui a eu lieu au mois de mars dernier.
Forte des résultats de l’assureur, la banque, qui a accueilli son nouveau directeur général Philippe Heim en septembre dernier, a présenté un chiffre d’affaires de 7,7 milliards d’euros, en hausse de 36,8% par rapport à 2029 et un résultat d’exploitation (part du groupe) de 4,5 milliards d’euros.
Hors intégration de CNP, le résultat apparaît, en toute logique, moins flamboyant. Le produit net bancaire de la banque, toujours à périmètre et changes constant, baisse de 2,6%, à 5,43 milliards d’euros. Cependant, la Banque Postale évite de passer dans le rouge et maintient un résultat positif, à périmètre constant, de 58 millions d’euros, contre 820 millions en 2019.
Une banque très capitalisée
Comme les autres structures du secteur, la Banque Postale a souffert de la baisse de ses marges d’intérêt (-8%). Elle a vu son bénéfice amputé par la hausse de 496 millions d’euros du coût du risque, passé de 178 millions d’euros fin 2019 à 674 millions d’euros fin 2020.
Les revenus de la banque de détail atteignent 5 milliards, en baisse de 3,3% par rapport à 2019. Ceux de l’assurance (hors CNP), totalisent 273 millions d’euros, en hausse de 8,7%, avec des revenus issus de l’assurance vie stables et de l’assurance IARD en progression de 9%. Enfin, la gestion d’actifs lui rapporte 161 millions d’euros, en hausse de 3,6%, en ligne avec la progression des commissions.
Ses ratios prudentiels ont bondi avec l’entrée de la CNP. Son ratio de solvabilité est passé de 16,2% à 24,5% et son ratio de fonds propres durs (CET1) a gagné 8,2 points de pourcentage, passant de 12,2% à 20,4%.
C’est la même tendance qui est observée du côté de l’efficacité opérationnelle, puisque le coefficient d’exploitation de la banque (le ratio des charges sur les revenus) est aujourd’hui de 74,4% en nette amélioration par rapport aux 83,8% affichés en 2019, avant l’arrivée de la CNP.
La banque doit donner davantage d’informations sur sa stratégie la semaine prochaine lors de la présentation de ses résultats détaillés.
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