L’Institut Louis Bachelier veut mettre la finance au service de l'économie
Pour sa troisième édition, la Journée des Chaires de l’Institut Louis Bachelier (ILB), qui se tient aujourd’hui au palais Brongniart à Paris, veut offrir à son public de banquiers, de financiers et d’assureurs l’image d’une finance «au service de l’économie et de la société», explique André Lévy-Lang, président de l’ILB.
A cette occasion, les chercheurs regroupés au sein de cet institut présenteront leurs derniers travaux sur les grands enjeux économiques et sociaux comme le financement du développement durable, la régulation, la retraite ou encore l'énergie.
Avec ses 800.000 salariés, «l’industrie financière est l’un des atout de l’économie française», souligne André Lévy-Lang. «Son avenir repose sur la solidité de nos banques, moins touchées par la crise que celles des autre pays d’Europe, mais aussi sur la qualité de la formation, l’enseignement et la recherche», explique l’ancien patron de Paribas. C’est à ce niveau que l’ILB entend jouer un rôle moteur.
Depuis sa création en 2008, l’ILB a multiplié les initiatives : «création d’une trentaine de chaires de recherche en mathématiques, économie et gestion appliquée à la finance, ouverture d’un job market de la finance, appels d’offres pour soutenir des projets de recherche au-delà des chaires», récapitule André Lévy-Lang. «Notre fonctionnement est calqué sur le modèle de ‘sponsored research’», souligne Jean-Michel Beacco, directeur général de l’ILB, «ce qui nous ancre au cœur des préoccupations des entreprises».
En février, ce rôle a été consacré par le ministère de l’enseignement supérieur lorsque l’ILB a décroché le «labex» (laboratoire d’excellence) à l’issue du concours des Investissements d’avenir. A la clé, un soutien public-privé «d’environ 10 millions d’euros par an pour plus de 200 chercheurs», précise Jean-Michel Beacco. «Notre ambition sur les huit prochaines années ? Dessiner les contours d’une finance utile à l’économie et contribuer à développer une industrie financière basée en France», dit-il.
Pour André Lévy-Lang, «l’idéal serait aussi de développer en France l’une des meilleures écoles de finance du monde à l’image de ce qui se fait en mathématiques». Pas question pour lui de renoncer à l’innovation financière quelles que soient les polémiques nées de la crise. «Ce n’est pas parce qu’un avion tombe qu’il faut cesser de faire confiance à l’aéronautique», ironise t-il.
Plus d'articles du même thème
-
La stratégie de TotalEnergies paie à tous les étages
Le pétrolier a confirmé ses objectifs à l'horizon 2030 et donné de la visibilité au-delà. Il annonce aussi une hausse de son dividende de 5% par an sans renoncer à ses ambitions dans l’électricité. -
Les paris sont lancés sur le futur directoire de la BCE
Les deux tiers des postes seront renouvelés d’ici à fin octobre 2027. Les tractations vont probablement s’accélérer en vue d’accords précédant l'élection présidentielle françaises. Pas sûr qu’elles aboutissent cependant avant le départ effectif d’Isabel Schnabel le 3 janvier prochain. -
La ruée vers le Luxembourg grippe les ouvertures de contrats d’assurance-vie
Suscitant un attrait croissant auprès des épargnants français, l’assurance-vie luxembourgeoise voit affluer les souscriptions. Mais les assureurs peinent à suivre le rythme, entraînant un allongement des délais d’ouverture des produits d'épargne.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
Royaume-Uni : Andy Burnham au défi de reconquérir sa base
Les militants du Labour veulent donner sa chance au Premier ministre, dont les débuts à Downing Street sont appréciés. Mais il va devoir présenter rapidement des résultats concrets pour convaincre -
Guerre des nerfsAu procès de Rachida Dati, une défense au bazooka face à de lourdes réquisitions
Les avocats de l'ancienne ministre accusée de corruption dans l'affaire Renault-Nissan ont tenté d'affaiblir la démonstration du PNF sur du lobbying supposé à Bruxelles -
Machine arrièreChoc fiscal : 37 milliards déjà, et ce n'est pas fini...
Selon le nouveau bilan des prélèvements obligatoires dressé par l'Institut Rexecode, les hausses d'impôts enregistrées depuis la dissolution ont déjà annulé la moitié des baisses menées depuis 2014. Sans parvenir à faire diminuer le déficit public pour autant