Les tarifs bancaires en France affichent une stabilité relative
Avec la liste des dix tarifs standardisés entrée en vigueur depuis le début de l’année, on a pu penser que les banques françaises seraient attentives à l’évolution des prix de leurs services pour 2011. A la lumière de l’enquête annuelle de l’association CLCV et le magazine Mieux Vivre Votre Argent, cela se vérifie partiellement. Elle est établie à partir de 26.000 données applicables au 1er février, issues de 134 banques et analysées à travers trois types de clientèle.
Pour le petit client, l’étude observe un très léger recul par rapport à 2010, à -0,29% en moyenne. Le deuxième profil (un couple ayant une consommation moyenne) affiche une hausse inverse (+0,29%), tandis que le troisième, grand consommateur, subit l’inflation la plus importante (+1,79%).
Cela dit, cette stabilité doit être relativisée par rapport à la baisse de 5,3% l’année dernière. En outre, elle cache de fortes disparités. «D’une banque à l’autre, la différence de prix va jusqu’à 195% pour un même panier de services en métropole. C’est le profil du petit client qui fait les frais de la plus grande distorsion [de 35 à 103 euros]», indique l’étude. Ce dernier est presque toujours pénalisé dans la souscription d’un package. Enfin, les écarts par rapport à l’Outre-mer restent parfois choquants et injustifiés, selon la CLCV.
En dehors de ces réserves importantes, la disparité, admet Reine-Claude Mader, présidente de la CLCV, atteste que «la concurrence est bien réelle» - argument repris en interne par la Fédération bancaire française (qui n’a pas réagi officiellement). Certains mutualistes, en particulier les caisses du Crédit Agricole (qui monopolisent les dix premières places pour le premier profil, faisant sortir la Banque Postale) se distinguent. Estimant que les banques gèrent leurs tarifs en fonction de leur communication et sont très attentives aux indicateurs de l'étude, la CLCV et Mieux Vivre entendent augmenter d’une cinquantaine à 120 le nombre de lignes tarifaires suivies pour l’année prochaine.
Les auteurs de l’enquête sont en revanche réservés sur l’efficacité de la liste des dix tarifs standards (instaurée pour faciliter les comparaisons). Ils s’interrogent sur les conditions réelles d’accès à ces tarifs et sur la mise en œuvre des engagements au niveau local. Ils ajoutent étudier la mise en place d’un comparateur, à l’image de l’UFC-Que Choisir.
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