Les résultats sous-jacents d’UBS rassurent les investisseurs
Les investisseurs ont réservé hier un accueil chaleureux aux résultats trimestriels d’UBS. L’action a clôturé à la Bourse de Zurich en hausse de 3,71%, à 11,75 francs suisses.
En apparence, les performances de l'établissement font état d’une baisse du bénéfice net de 54%, à 827 millions de francs, sous l’effet d’une charge de 1,16 milliard liée à la manière dont UBS comptabilise la valeur de sa propre dette. Les revenus ont reculé de 22% à 6,53 milliards de francs, alors que la crise de la dette dans la zone euro, les craintes pour les banques européennes et les déficits américains influent sur le comportement de la clientèle.
Mais dans le détail, certaines activités ont montré leur capacité de rebond. Dans la gestion de fortune, en particulier, l’afflux net d’argent frais a plus que doublé pour atteindre 10,9 milliards de francs suisses. Le seul pôle de banque privée (wealth management) a drainé 6,7 milliards de francs d’argent frais, «grâce aux entrées de fonds soutenues en Asie-Pacifique, sur les marchés émergents et en Suisse, ainsi qu’à l’échelle internationale en provenance des clients très haut de gamme». La semaine dernière, Credit Suisse avait fait état d’une collecte nette de 5,8 milliards de francs dans la gestion de fortune, soit, comme l’a souligné Bank of America Merrill Lynch, «moins de la moitié de chacun des premiers trimestres des quatre années précédentes».
Pour la banque d’investissement, UBS juge qu’elle «est parvenue à concilier la réduction des risques, la génération de revenus et l’efficacité en termes de coûts pour atteindre un résultat avant impôts ajusté de 846 millions de francs». Les revenus tirés des marchés de capitaux ont ainsi progressé de 60%, à 430 millions de francs. Sur le plan de la réduction des risques, la part des actifs risqués dans le bilan a fondu d’environ 30 milliards de francs au premier trimestre (à 350 milliards), après une diminution de 20 milliards sur les trois derniers mois de 2011, en avance sur l’objectif fixé à 340 milliards en fin d’année.
Le ratio de fonds propres selon Bâle 2.5 est passé de 15,9% au 31 décembre dernier à 18,7% à la fin du premier trimestre. «Pour un investisseur crédit, UBS reste un profil extrêmement solide et possède l’atout d'être hors de la zone euro», souligne la recherche de RBS.
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