Les régulateurs américains fixent le cadre de nouveaux tests de résistance pour les banques
Dans un cadre distinct des test de résistance (stress tests) requis par la loi Dodd Frank ou de l’exercice conduit par la Réserve fédérale, les régulateurs bancaires américains ont fixé lundi une série de principes concernant la mise en place de stress tests internes par des établissements dotés de plus de 10 milliards de dollars d’actifs totaux consolidés.
Les trois agences concernées - la Fed, l’Office of the Comptroller of the Currency (OCC) et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) - ont retenu cinq principes, stipulant entre autres que tous les risques potentiels doivent être pris en compte, que les résultats doivent être compréhensibles et qu’ils peuvent être utilisés pour prendre des mesures spécifiques en cas de problèmes.
Ces directives, qui avaient fait l’objet d’une consultation publique entre le 15 et le 29 juin 2011, prendront effet le 23 juillet prochain. Un nouveau défi en perspective pour certains établissements; Citigroup, numéro trois du secteur bancaire américain en termes d’actifs, n’avait pas résisté en mars dernier aux scénarios de chocs extrêmes concoctés par la Fed.
«La crise financière de 2007-2009 a souligné le besoin pour les organisations bancaires d’intégrer la pratique du test de résistance à leur gestion du risque, étant donné que des établissements insuffisamment préparés à des événements stressants peuvent faire peser des menaces importantes sur leur viabilité financière», soulignent les régulateurs dans un communiqué.
Les banques de petite taille, les «community banks», s'étaient inquiétées du fait qu’elles puissent être soumises à ces tests de résistance, un exercice qu’elles jugeaient coûteux et superflu au vu de la simplicité de leurs opérations. Les régulateurs ont tenu hier à les rassurer en publiant une mise au point. «Nous n’attendons pas des community banks qu’elles conduisent les types de tests de résistance décrits ci-dessus, qui s’appliquent à des institutions de taille plus importante», déclarent-ils.
Mais ils estiment néanmoins que «toutes les organisations bancaires, peu importe leur taille, devraient avoir la capacité d’analyser l’impact potentiel de situations adverses sur leur condition financière».
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