Les règles de Bâle 3 fixent le nouveau cadre des instruments hybrides
Les nouvelles règles de Bâle 3 publiées dimanche soir ont aussi été scrutées par les investisseurs crédit. Les régulateurs bancaires ont en effet précisé comment certains éléments seront exclus à l’avenir du calcul du capital tier one. Pour les hybrides, par exemple, la déduction du tier one s’étalera pendant dix ans à compter du 1er janvier 2013 et à raison de 10% du nominal chaque année. Une dette tier one avec une option de rachat (call) en 2016 pourra ainsi être prise en compte dans les fonds propres à hauteur de 60%.
Autre précision d’importance, les instruments comportant une incitation au remboursement anticipé sortiront des fonds propres «à leur date de maturité effective». Pour une obligation assortie d’une clause de renchérissement du coupon (step-up) si la banque n’exerce pas son option de rachat, il s’agirait de la première date d’exercice de ce call. Dès lors, selon Eleonore Lamberty, analyste crédit chez ING, «les instruments en capital comportant un step-up seront remboursés à la première date du call», car les banques n’auront plus aucun intérêt prudentiel à prolonger la vie de tels instruments, relativement coûteux.
Les experts du Comité de Bâle se sont montrés plus indulgents pour les injections de fonds publics réalisées sous forme de titres hybrides. Elles resteront comptabilisées en fonds propres durs jusqu’en 2018. Un bon coup de pouce pour les banques nécessiteuses.
Toutes ces règles transitoires s’appliquent aux titres émis avant le 12 septembre. Reste à régler un dernier point: le traitement du capital contingent, surnommé «CoCos» par les Anglo-saxons, c’est-à-dire les obligations qui se transforment en capital en période de stress. Le Comité de Bâle n’en fait pas mention.
Plus d'articles du même thème
-
Lauxera double de taille pour son deuxième fonds, clôturé à 520 millions d'euros
Validée par une première sortie record, la stratégie visant à accompagner les medtechs européennes dans leur expansion transatlantique permet au gérant basé à Paris et San Francisco de clôturer son fonds Lauxera Growth II au-delà du plafond de 500 millions. -
Indra cherche un nouveau directeur général
Le groupe de défense espagnol a annoncé qu'il ne renouvellerait pas le mandat de son directeur général, José Vicente de los Mozos. -
BNPP AM va créer 250 emplois
BNP Paribas Asset Management s’apprête à créer 250 emplois dans des domaines de « croissance stratégique ». Son directeur général, Sandro Pierri, a indiqué à Financial News que ces nouveaux recrutements interviendraient alors même que le groupe va supprimer 1.200 emplois après son acquisition d’Axa IM l’an dernier.
ETF à la Une
State Street IM et Ninety One s'associent pour lancer des ETF actifs
- La Société Générale écope d’une amende de 20 millions d'euros pour défaut de conseil en assurance et vente systématique
- Anne Hiebler (CACIB) : «Le M&A est un métier très exigeant qui nécessite un important engagement personnel»
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Allianz déçoit les attentes en vie-santé
- Indosuez Wealth écope d'une amende de plus de 13 millions d'euros en Espagne
Contenu de nos partenaires
-
Hautes tensionsAllemagne : les attaques contre les représentants et militants politiques se sont envolées en 2025
Un gros tiers des infractions, et les deux tiers des violences physiques, ont visé le parti d'extrême droite AfD. -
L’affaire est dans le sac !
Parmi les placements atypiques, les sacs de luxe sont devenus des actifs qui peuvent atteindre des prix stratosphériques et entrent dans une stratégie d’investissement qui séduit de plus en plus. -
Le gouvernement veut fixer un âge minimum pour passer le bac
Le plus jeune candidat au baccalauréat 2026 a moins de 10 ans, a annoncé Edouard Geffray, mardi 19 mai. Le ministre de l'Education nationale « ne trouve pas ça souhaitable » et veut instaurer un âge « plancher » pour pouvoir se présenter à l'examen