Les paiements mobiles devraient plus que tripler à horizon 2013
En dépit de la survivance d’archaïsmes dans certains marchés, les moyens de paiement électroniques (par internet ou appareils portables) progressent à travers le monde. Selon le World Payments Report établi chaque année par Capgemini, RBS et l’Efma (l’association européenne de management et marketing financiers), leur volume a atteint 22,5 milliards de transactions en 2010, représentant un montant total de 886 milliards d’euros. Soit une progression de 23,5% en un an.
Logiquement, c’est dans les moyens «mobiles» (m-payments) que le potentiel de croissance est le plus élevé. Après une croissance de 47% entre 2009 et 2010 (à près de 4,6 milliards, soit 20% du volume total), le nombre de transactions devrait progresser encore de 47% en 2011. Il atteindrait, selon les estimations de l’étude, 15,3 milliards en 2013 – soit une multiplication par 3,3 en trois ans. La valeur de ces transactions atteindrait 223 milliards d’euros, soit 3,6 fois plus qu’en 2010.
La croissance est plus modeste dans le paiement en ligne (e-payments), mais elle reste soutenue (+69% entre 2010 et 2013, à 30,3 milliards de transactions, pour 824 milliards d’euros). «En général, le marché des paiements électroniques est plus profond dans les pays développés, dont l’infrastructure internet fait défaut aux marchés émergents. Celle-ci permet à la croissance de s’accélérer, notamment à travers les achats en ligne. Les paiements mobiles pèsent dans les économies émergentes, où ils représentent un moyen rentable et sûr pour les règlements hors transactions en argent liquide et offrent aux consommateurs non bancarisés un accès aux services financiers», explique l’étude.
Mais quel que soit le type de transactions virtuelles, les banques devraient subir la concurrence des acteurs non bancaires (opérateurs téléphoniques, etc.). Ces derniers représentaient 6,5% des paiements électroniques et 6% des paiements mobiles en 2010. Leurs parts respectives devraient passer à 9% et 8% trois ans plus tard.
A l’opposé du spectre, l’utilisation du chèque continue de diminuer. En 2009 (données les plus récentes recueillies par les rédacteurs de l’étude), il ne représentait plus que 7% du nombre de transactions en Europe, contre 17% en 2001. Son marché le plus important reste l’Amérique du Nord (23%), mais il est là aussi en nette diminution (52% en 2001).
Plus d'articles du même thème
-
Korege élargit son partenariat avec Fund Channel
Fund Channel s'occupe désormais de la gestion des flux de collecte et de la facturation des rétrocessions, ainsi que de la centralisation du dispositif de distribution de la filiale de la Matmut. -
Natixis IM nomme un nouveau directeur financier pour la distribution aux Etats-Unis
Natixis Investment Managers vient de nommer Warren Besser executive vice president et directeur financier de l’activité de distribution aux Etats-Unis à Boston, annonce l’intéressé sur LinkedIn. Warren Besser était précédemment senior vice president, en charge de la stratégie et du développement corporate. Il s’occupait des acquisitions. Il a rejoint Natixis IM en avril 2007 en tant que «vice-president» en charge de la stratégie de marché et de la distribution aux Etats-Unis. -
Les actionnaires de Schroders approuvent massivement l’acquisition par Nuveen
Ils ont soutenu l'opération à 99,9 %.
ETF à la Une
Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
- A la Société Générale, le nombre de banquiers millionnaires a baissé en 2025
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- Faute de moteurs, Airbus réalise son pire début d'année depuis 20 ans
- Apple domine le marché mondial des smartphones au premier trimestre
- Macif veut continuer à faire sauter les cloisons de l’assurance
Contenu de nos partenaires
-
CarrièreNe vous laissez plus manipuler, apprenez à influencer les autres
Dans son nouveau livre, Marwan Mery, ancien officier spécialiste de la négociation de crise au sein du COS, l'état-major des forces spéciales françaises, dévoile plusieurs techniques utiles en expliquant comment nos cerveaux fonctionnent. Passionnant ! -
Liban : à peine entré en vigueur, le cessez-le-feu fragilisé par Israël et le Hezbollah
Une trêve est entrée en vigueur entre Israël et le Liban à minuit, vendredi 17 avril. Mais celle-ci paraît fragile : en représailles des « actes d’agression » d’Israël, le Hezbollah a attaqué des soldats israéliens -
Affaire Mandelson/Epstein: à la suite de nouvelles révélations, Starmer appelé à démissionner
Londres - Plusieurs partis d’opposition ont appelé jeudi le Premier ministre britannique Keir Starmer à démissionner, après de nouvelles informations sur la nomination de l’ex-ambassadeur aux Etats-Unis Peter Mandelson malgré ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Le journal The Guardian a révélé jeudi que le ministère des Affaires étrangères avait accordé une habilitation de sécurité à Peter Mandelson pour ce poste en janvier 2025 malgré un avis défavorable du service chargé de contrôler ses antécédents. Des responsables du Foreign Office ont décidé d’aller «contre la recommandation» de ce service, a confirmé jeudi un porte-parole de Keir Starmer, qui a affirmé que ni le Premier ministre, ni aucun membre de son gouvernement «n'étaient au courant» de ces éléments «avant le début de la semaine». Le Foreign Office a dit jeudi par la voix d’un porte-parole «travailler en urgence» à apporter des réponses sur l’octroi de cette habilitation. Début février, Keir Starmer avait déclaré à la presse qu’un «contrôle mené de manière indépendante par les services de sécurité» avait permis à Peter Mandelson d’obtenir «l’habilitation nécessaire pour occuper ce poste». Le cheffe de l’opposition conservatrice, Kemi Badenoch, a estimé jeudi sur X que «Starmer a trahi la sécurité nationale» et doit donc «démissionner». Le leader des libéraux-démocrates, Ed Davey, a lui affirmé que «si Keir Starmer a induit le Parlement en erreur et menti au peuple britannique, il doit partir». Le Premier ministre, qui a limogé Peter Mandelson en septembre 2025, a accusé l’ex-ambassadeur d’avoir «menti de manière répétée» à Downing Street sur l'étendue de ses liens avec le criminel sexuel. Cette affaire a fragilisé le chef du gouvernement britannique, cible de critiques depuis plusieurs mois en raison de sa décision de nommer à l’un des postes les plus prestigieux de la diplomatie britannique cet ami du financier américain décédé en prison en 2019. Le porte-parole de Keir Starmer a réaffirmé jeudi la détermination du gouvernement à publier les documents relatifs à la nomination de Peter Mandelson, dont une première partie a été rendue publique en mars. Ils ont permis d’apprendre que M. Starmer avait été averti du «risque réputationnel» posé par les liens de Peter Mandelson avec Jeffrey Epstein avant de le nommer. La police britannique a ouvert une enquête et perquisitionné deux résidences de l’ex-ambassadeur en février, après la publication de nouveaux documents tirés des dossiers Epstein, publiés fin janvier par le ministère américain de la Justice. Ces derniers suggèrent que Peter Mandelson aurait transmis au financier des informations susceptibles d’influer sur les marchés, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement de Gordon Brown, de 2008 à 2010. © Agence France-Presse