Les paiements mobiles devraient plus que tripler à horizon 2013

Les banques subiront la concurrence croissante des fournisseurs non bancaires, qui gagneront 2 à 3 points de parts de marché, selon une étude
Antoine Landrot

En dépit de la survivance d’archaïsmes dans certains marchés, les moyens de paiement électroniques (par internet ou appareils portables) progressent à travers le monde. Selon le World Payments Report établi chaque année par Capgemini, RBS et l’Efma (l’association européenne de management et marketing financiers), leur volume a atteint 22,5 milliards de transactions en 2010, représentant un montant total de 886 milliards d’euros. Soit une progression de 23,5% en un an.

Logiquement, c’est dans les moyens «mobiles» (m-payments) que le potentiel de croissance est le plus élevé. Après une croissance de 47% entre 2009 et 2010 (à près de 4,6 milliards, soit 20% du volume total), le nombre de transactions devrait progresser encore de 47% en 2011. Il atteindrait, selon les estimations de l’étude, 15,3 milliards en 2013 – soit une multiplication par 3,3 en trois ans. La valeur de ces transactions atteindrait 223 milliards d’euros, soit 3,6 fois plus qu’en 2010.

La croissance est plus modeste dans le paiement en ligne (e-payments), mais elle reste soutenue (+69% entre 2010 et 2013, à 30,3 milliards de transactions, pour 824 milliards d’euros). «En général, le marché des paiements électroniques est plus profond dans les pays développés, dont l’infrastructure internet fait défaut aux marchés émergents. Celle-ci permet à la croissance de s’accélérer, notamment à travers les achats en ligne. Les paiements mobiles pèsent dans les économies émergentes, où ils représentent un moyen rentable et sûr pour les règlements hors transactions en argent liquide et offrent aux consommateurs non bancarisés un accès aux services financiers», explique l’étude.

Mais quel que soit le type de transactions virtuelles, les banques devraient subir la concurrence des acteurs non bancaires (opérateurs téléphoniques, etc.). Ces derniers représentaient 6,5% des paiements électroniques et 6% des paiements mobiles en 2010. Leurs parts respectives devraient passer à 9% et 8% trois ans plus tard.

A l’opposé du spectre, l’utilisation du chèque continue de diminuer. En 2009 (données les plus récentes recueillies par les rédacteurs de l’étude), il ne représentait plus que 7% du nombre de transactions en Europe, contre 17% en 2001. Son marché le plus important reste l’Amérique du Nord (23%), mais il est là aussi en nette diminution (52% en 2001).

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