Les nouveaux moyens de paiement s’imposent progressivement

La progression est portée par la croissance économique dans les pays émergents, ainsi que par les paiements mobiles et électroniques
Antoine Landrot

Les transactions financières continuent leur mue. Selon la neuvième édition du World Payments Report, le volume des paiements dématérialisés devrait avoir dépassé les 333 milliards de transactions en 2012. Une estimation en hausse de 8,5% par rapport au chiffre de 2011, mais légèrement inférieure à la progression observée entre 2010 et 2011 (+8,8%).

Signe des temps, les pays émergents connaissent les plus fortes progressions. Au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie (hors Australie, Japon, Singapour et Corée du Sud), le nombre de transactions non cash estimées auraient progressé de plus de 24% en 2012 – contre une progression constatée de 22% en 2011. L’ex-bloc de l’Europe soviétique, qui accuse encore un retard historique dans la diffusion des moyens de paiement, jouit d’une évolution similaire. Quant à l’Amérique latine, elle enregistrerait tout de même une croissance de 14,6%.

Malgré tout, les marchés développés se taillent toujours la part du lion: ils sont à l’origine de 77% des transactions. Selon l’étude, il faudra attendre encore au moins dix ans pour voir les émergents les dépasser. Le retour de la croissance aux Etats-Unis permet à l’Amérique du Nord de dépasser les estimations de croissance en Europe occidentale pour 2012 (4,8% contre 3,5%).

Les règlements mobiles et électroniques représentent le plus fort potentiel de croissance. L’étude rapporte que le secteur anticipe une croissance des «m-paiements» de 58% par an, pour atteindre le nombre de 29 milliards en 2014 - contre 7 milliards en 2011 et 11 milliards en 2012. «Le taux d’équipement relativement important de téléphones portables, ajouté à la faible pénétration des services financiers traditionnels font du Moyen-Orient et de l’Afrique des zones à fort potentiel pour les m-paiements», indique l’étude, qui anticipe une progression du nombre d’opérations de 53,3 millions en 2009 à 154 millions en 2015.

La progression estimée est plus faible concernant les transactions électroniques, dont le développement plus ancien est lié à internet (18% par an pour 35 milliards en 2014), contre 21,3 milliards en 2011 et 25 milliards en 2012. «Une telle croissance rend ces segments de marché particulièrement intéressants pour les acteurs bancaires comme non bancaires. Mais, selon notre analyse sur le terrain des leaders des paiements mobiles et électroniques, nous pensons que le secteur tend à surestimer les volumes», indiquent les rédacteurs de l’étude.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...