Les mutualistes tirent leur épingle du jeu au sein du secteur de l’assurance
Les mutuelles du Gema (groupement des entreprises mutuelles d’assurance) ont enregistré de meilleures performances que le marché l’an passé. Dans l’assurance dommages, «le chiffre d’affaires a progressé de 5%, à 12,5 milliards d’euros», porté par une hausse des tarifs de l’ordre de 3% et une croissance du nombre d’adhérents d’environ 2%, a déclaré vendredi dernier Gérard Andreck, président du Gema. Cette hausse de 5% se compare au chiffre de 4% (pour 48 milliards d’euros de cotisations) annoncé fin janvier par la FFSA pour l’ensemble du secteur.
En assurance vie, les cotisations des mutuelles ont reculé de 11,7% à 9,1 milliards d’euros, contre une baisse de 14%, à 124 milliards d’euros, estimée par la FFSA. Les souscripteurs d’assurance-vie auprès des mutuelles du Gema ont augmenté de 100.000 personnes, portant leur nombre à 4,33 millions. Alors que les rachats ont crû de 23,6% à 7 milliards d’euros, la collecte nette a représenté 2,1 milliards d’euros (contre 7,6 milliards estimés pour le secteur).
«Ces retraits (…) n’ont rien à voir avec des comportements de défiance. Les Français ont accumulé des milliards sur leur assurance vie et le moment est venu, pour certains, de piocher dedans», affirme Gérard Andreck. Pour ce dernier, les premiers chiffres de janvier «semblent confirmer que collecte et rachats se rapprochent l’un de l’autre».
Par ailleurs, les mutuelles du Gema avancent doucement leurs pions en assurance santé, avec un encaissement global d’un milliard d’euros en 2011. Ceci «confirme l’arrivée d’un quatrième groupe d’opérateurs sur ce marché aux côtés de la FFSA, du CTIP et de la FNMF», indique Gérard Andreck.
Si les comptes 2011 des mutualistes ne sont pas encore divulgués, les résultats publiés, «sans être exceptionnels, devraient rester honorables», a estimé le président. Parmi les sujets évoqués, le Gema a précisé l’estimation du coût du projet de TVA sociale. Au-delà de la facture de 300 millions d’euros liés au relèvement de 1,6% pour les assureurs, la hausse de deux points de la contribution sociale généralisée devrait conduire à un coût de 800 millions d’euros pour les assurés. Les allégements de charges familiales patronales ne devraient par ailleurs réduire les coûts des assureurs que de 100 millions d’euros (60 millions d’euros après prise en compte de l’impôt sur les sociétés).
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