Les litiges entament les bénéfices du groupe HSBC
Les divers litiges dans lesquels HSBC est impliquée pèsent lourd sur les comptes de la banque au deuxième trimestre. Le groupe a en effet passé au total près de 2 milliards de dollars de provisions pour risques juridiques, avant même le traitement du dossier du Libor.
Ce montant se répartit en deux: 1,3 milliard de dollars ont été mis de côté dans le cadre de scandales relatifs à la commercialisation de contrats d’assurance emprunteur à certains clients particuliers et de produits de couverture de taux d’intérêts à des PME en Grande-Bretagne.
D’autre part, la banque a dû provisionner 700 millions de dollars après avoir admis des erreurs dans le cadre d’une enquête anti-blanchiment entre les Etats-Unis et le Mexique menée par la commission sénatoriale américaine. Mais Stuart Gulliver, le directeur général du groupe, a indiqué que le coût final de cette affaire, qu’il a qualifiée de «honteuse» pour la banque, pourrait se révéler «nettement supérieur». Plusieurs analystes estiment que HSBC pourrait se voir infliger une amende de près d’un milliard de dollars. En outre, une dégradation possible de la réputation de la banque aux Etats-Unis et au Royaume-Uni en termes de conformité et de contrôle des risques aurait également des conséquences financières, plus difficilement calculables.
Ces provisions sont en partie responsables de la chute de 3% du bénéfice semestriel récurrent de HSBC, qui atteint 10,6 milliards de dollars. Le résultat net recule de 8%, à 8,2 milliards. D’importants éléments exceptionnels ont affecté son bénéfice imposable, lequel progresse de 11% au premier semestre par rapport à la même période en 2011, à 12,7 milliards de dollars. HSBC a en effet intégré 4,3 milliards de dollars de produits de cessions d’actifs, ainsi qu’une perte comptable de 2,2 milliards de dollars liée à l’évolution de la valeur de sa propre dette sur les marchés. En définitive, sa capacité à générer du capital reste importante et lui permet d’augmenter son ratio de fonds propres core tier one (Bâle 2) à 11,3% au 30 juin (contre 10,1% au 31 décembre 2011).
Les péripéties de la banque sur son marché national et outre-Atlantique ne font que légitimer sa stratégie, qui est de privilégier les marchés émergents. Ceux-ci ont en effet représenté 91,5% des bénéfices avant impôt du groupe au premier semestre.
Plus d'articles du même thème
-
Inarcassa affiche un résultat d’exploitation en hausse pour 2025
La Caisse de retraite italienne des ingénieurs et des architectes indépendants vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 qui confirment la normalisation du régime. -
Adia réalise un investissement stratégique dans le numérique
L'Abu Dhabi Investment Authority a annoncé sa participation à la levée de fonds d’une société singapourienne spécialisée dans l’IA et les centres de données. -
La déferlante des émissions IA s’intensifie aux Etats-Unis
Les émissions sur le marché obligataire américain ont été alimentées en avril par les entreprises liées à l’intelligence artificielle, dont Meta. L’importance des investissements les oblige à solliciter tous les marchés de la dette, avec la multiplication des instruments garantis sur les microprocesseurs.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock émet un nouvel ETF actif dédié à la dette des marchés émergents
- Un nouveau vent de fronde souffle sur les certificats d’investissement du Crédit Agricole
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
- La banque de détail porte les résultats du Crédit Agricole au premier trimestre
- La Société Générale affiche un résultat net trimestriel de 1,7 milliard d'euros
Contenu de nos partenaires
-
Relance européenneLes espoirs déçus du couple Macron-Merz
L’arrivée de Friedrich Merz à la chancellerie, voici un an, n’a pas fait disparaître les sujets de crispation entre Paris et Berlin. L’Europe en pâtit -
Face à Trump, Macron le taquiné et Merz le puni
Donald Trump a annoncé ce week-end le retrait de 5 000 soldats américains d'Allemagne, après une déclaration malheureuse de Friedrich Merz sur l'Iran. Une sanction qui tranche avec le traitement de faveur dont bénéficie Emmanuel Macron, moqué, certes, mais jamais vraiment puni -
Petites entreprises, grand effortLes PME et TPE, discrètes gagnantes ou grandes perdantes de la facturation électronique ?
Bouleversements structurels, investissements temporels, humains et financiers : la réforme de la facturation électronique demande des efforts aux entreprises les plus modestes