Les Islandais rejettent une deuxième fois l’accord Icesave
Le «non» l’a emporté pour la deuxième fois en Islande lors d’un référendum sur l’accord conclu par le gouvernement pour rembourser la Grande-Bretagne et les Pays-Bas à la suite de la faillite de la banque en ligne Icesave en 2008. «La pire option a été choisie. Le vote a coupé le pays en deux», a réagi samedi soir le Premier ministre, Johanna Sigurdardottir. Selon des chiffres quasi définitifs, le «non» l’emporterait confortablement avec près de 60% des suffrages.
Les électeurs de l'île étaient appelés à se prononcer sur un accord portant sur 3,5 milliards d’euros, la somme déboursée par Londres et Amsterdam pour indemniser leurs ressortissants ayant déposé de l’argent sur la banque en ligne gérée par Landsbanki, un des trois établissements du pays emportés par la crise financière. Le gouvernement islandais assurait que le nouvel accord Icesave avait été mieux négocié qu’un autre arrangement rejeté par un précédent référendum en mars 2010, mais la population refuse d'être mise à contribution pour la faillite de banques jugées irresponsables.
Avec le rejet de l’accord, le dossier Icesave devrait se retrouver devant une cour européenne, une solution qui pourrait coûter davantage au pays, assurent des économistes. La Grande-Bretagne et les Pays-Bas ont fait part de leur déception face à un résultat qui, selon le ministre néerlandais des Finances Jan Kees de Jager, n’est «bon ni pour l’Islande, ni pour les Pays-Bas». «Le temps des négociations est terminé, l’Islande demeure dans l’obligation de rembourser, la question relève désormais des tribunaux», a-t-il ajouté dans un communiqué.
Le gouvernement islandais et les économistes faisaient valoir qu’un règlement du dossier Icesave aurait permis à l’Islande de revenir sur les marchés pour financer son économie, après l’expiration cette année du plan de sauvetage accordé par le Fonds monétaire international (FMI). Le retour sur les marchés est une condition à la levée des contrôles sur les flux de capitaux. Ces restrictions sur les flux de capitaux, imposées par les autorités pour prévenir une dégringolade de la couronne, la devise nationale, font que 465 milliards de couronnes (2,86 milliards d’euros), soit un quart du PIB islandais, restent entre les mains d’investisseurs étrangers.
Plus d'articles du même thème
-
Casino de Cannes va pouvoir sortir de la cote
L’Autorité des marchés financiers vient d’accorder son feu vert à l’offre publique de retrait de SPD (famille Barrière) sur les actions Société fermière du casino municipal de Cannes (SFCMC). -
L’OCDE milite pour une amélioration des infrastructures détruites lors de catastrophes
Face aux catastrophes naturelles qui détruisent régulièrement les infrastructures, l’OCDE encourage les gouvernements et les acteurs privés à investir dans la reconstruction de façon à renforcer leur qualité et leur résilience. -
Les Etats-Unis présentent un très bon rapport sur l’emploi
Les nouvelles créations d’emplois nettes sont apparues spectaculaires sur un mois, en octobre (+165.000), réduisant aussi le chômage de 4,2% à 4,1%. Mais le marché du travail américain reste assez figé, laissant peu de place à de fortes augmentations sur les salaires. Ce qui ne change pas grand-chose aux prévisions de hausses de taux modérées du côté de la Fed.
ETF à la Une
Defiance lance le premier ETF Ucits dédié aux «Sept Magnifiques»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
L'heure du choixPrésidentielle : la tentation Christine Lagarde
La présidente de la BCE affirme ne pas vouloir être candidate. Dans les milieux politiques et économiques, certains l'y encouragent pourtant. Elle dispose de quelques semaines pour trancher définitivement -
Radicalement centristesMidterms : chez les démocrates, les socialistes ont fait du bruit, les modérés ont fait la différence
Les candidats du courant socialiste ont fait du bruit tout au long de la campagne des midterms et quadruplé leur nombre au Capitole. Mais, selon notre analyse, la future majorité démocrate à la Chambre sera dominée par l'aile modérée -
A domicileA Hénin-Beaumont, terre RN, la colère sans la rue
Dans le fief du RN, la colère contre la vie chère est partout, sauf dans la rue. Résignation, ressentiment contre ceux qui seraient trop aidés, attente d’une alternance électorale… les frustrations individuelles ne se transforment pas en mobilisation