Les instituts de prévoyance prévoient une poursuite de la consolidation du secteur
Le mouvement de concentration des instituts de prévoyance, «qui est devenu une nécessité, va se poursuivre à une vitesse rapide, proche de celle d’aujourd’hui», a estimé Jean-Louis Faure, délégué général du CTIP (Centre technique des institutions de prévoyance), en marge de la présentation des résultats du secteur sur 2011.
Au-delà des importantes opérations de rapprochement, dont la dernière en date est celle d’Humanis et de Novalis Taitbout cette année, il «existe actuellement, de manière moins visible, un grand nombre de discussions entre groupes sur la mutualisation de moyens, dans des domaines tels que l’informatique ou les investissements de long terme», a indiqué le délégué général. «L’idée est d’avoir une force de frappe et des surfaces de mutualisation suffisantes».
Plusieurs opérations ont vu le jour ces dernières années, à l’image des rapprochements entre Malakoff et Médéric en 2008, Novalis et Taitbout en 2009, Réunica et Arpège en 2010. Réunica a récemment retenu trois groupes - AG2R Mondiale, Apicil et Malakoff Médéric-, en vue d’un futur rapprochement avec l’un d’entre eux.
Parallèlement, la profession s’est dite insatisfaite sur Solvabilité 2, en l’état. «Nous approuvons l’ensemble des aspects liés à la gouvernance. Nous sommes plus réservés sur le pilier 1 et le calcul des nouvelles exigences prudentielles», a indiqué Bertrand Boivin-Champeaux, directeur prévoyance et retraite supplémentaire du CTIP. «Il est important de prendre du temps et de faire une nouvelle étude d’impact. Le dispositif n’est pas prêt», poursuit Bertrand Boivin-Champeaux.
Interrogé sur les mesures proposées par les assureurs (package deal), «c’est un minimum, mais ce n’est pas suffisant. La formule standard restera insatisfaisante», estime le dirigeant. A fin 2011, les instituts de prévoyance couvraient en moyenne 4,5 fois l’exigence de marge sous solvabilité 1, contre 5 fois un an plus tôt.
Sur 2011, le résultat dégagé par le secteur a reculé de 64% à 263 millions d’euros. La charge des prestations, hors frais de gestion, a progressé de 5% à 11,2 milliards d’euros, tandis que le ratio combiné s’est détérioré à 103,3%, contre 101,5% un an plus tôt. Les cotisations ont crû de 1% à 11,8 milliards d’euros.
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