Les fonds actions français ne font plus recette
Marqué par la crise de la dette souveraine en zone euro et par une sévère correction des marchés actions, le deuxième trimestre est à oublier bien vite pour l’univers de la gestion collective en France. L’encours des OPCVM de droit français (hors mandats) a reculé de 43,6 milliards d’euros sur la période, revenant à 828,5 milliards, selon les données d’EuroPerformance. Un tiers de la baisse est imputable à l’effet marché (13,9 milliards), tandis que la décollecte a atteint 28,2 milliards. Après ce recul de 5% de ses encours, la gestion collective française retrouve le niveau d’actifs qui était le sien à fin juin 2009.
Plus inquiétant, les retraits nets d’argent se sont propagés aux actifs de long terme. Le gros de la décollecte reste certes imputable aux fonds de trésorerie, à hauteur de 26,8 milliards, qui pâtissent de la désaffection persistante des investisseurs dans un contexte de faibles rendements. Mais les turbulences en zone euro ont touché au deuxième trimestre les fonds obligations. Ceux-ci ont subi des rachats de 377 millions, contre une collecte trimestrielle moyenne de 2,7 milliards d’euros depuis un an.
Sur les actions, où l’effet marché négatif s’est révélé le plus violent avec 11,2 milliards d’encours partis en fumée, «les demandes de rachat de -3 milliards d’euros enregistrées lors du trimestre ont réduit à néant la collecte du début d’année ». Seuls les fonds diversifiés euros et internationaux tirent leur épingle du jeu avec une collecte de 2,9 milliards.
Certaines gestions vivent cependant mieux que d’autres cette situation. Sur le seul mois de juin, Carmignac a ainsi collecté 3 milliards, portant à 11 milliards son compteur depuis le début d’année. Une performance qui reste l’exception dans le paysage français.
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