Les Européens misent sur les stress tests pour ramener la confiance
Tout est prêt pour faire face au résultat des stress tests bancaires dont la publication est attendue vendredi, après la fermeture des marchés, a assuré mardi le ministre des finances polonais Janek Rostowski qui présidait son premier Conseil Ecofin. «Nous avons passé en revue les mesures [éventuelles à prendre] et nous nous sommes assurés que tous les pays étaient prêts à accélérer leur mise en œuvre», a-t-il dit. Les ministres ont affirmé avoir testé «la disponibilité et la solidité des mesures de sauvegarde en place pour faire face à toute poche de vulnérabilité subsistante».
Les Européens comptent sur cet exercice pour stopper la vague de défiance qui déferle depuis plusieurs jours sur le Continent. «La transparence renforce la confiance. Les faits seront présentés avec beaucoup de détails», y compris s’agissant de l’exposition au risque souverain, a insisté Janek Rostowski.
Les marchés soumettent depuis plusieurs jours les Européens à un test de stress grandeur nature avec la chute simultanée des financières et des souverains. Signe que la sérénité des gouvernements est toute relative, les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro pourraient se réunir dès vendredi à Bruxelles.
Les hypothèses utilisées par l’Autorité bancaire européenne chargée de coordonner les tests ne couvrent pas la restructuration de souverains. «Mais un montant colossal d’informations sera rendu visible», a néanmoins assuré le ministre. 91 établissements représentant 65% de l’actif bancaire européen ont été testés. Les ministres ont cependant pris garde hier de ne pas faire de lien entre la publication des tests et les travaux en cours sur la participation des banques au financement des pays de la zone euro bénéficiant d’un plan de soutien européen.
L’ABE, installée début 2011, coordonne pour la première fois l’exercice dont le sérieux avait été sérieusement entamé l’an dernier par la défaillance, a posteriori, des banques irlandaises qui avaient pourtant réussi l’examen. Son président Andrea Enria y joue donc sa crédibilité et a cherché l’appui ces dernières semaines de la Commission pour résister aux pressions de certains pays pour circonscrire l’information publiée. Depuis l’an dernier, les banques européennes ont engrangé 60 milliards de capitaux supplémentaires, a rassuré le président de l’Ecofin. «Nous avons un secteur bancaire qui est déjà en bien meilleure forme que l’an dernier».
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