Les établissements de crédit spécialisés ont montré des signes de reprise en 2010
Après un exercice 2009 difficile, «l’année 2010 a été marquée par des signes de reprise encourageants» de la part des établissements de crédit spécialisés, a déclaré lundi l’ASF (Association française des sociétés financières), à l’occasion de la présentation de l’activité du secteur.
Dans le financement locatif de l’équipement des entreprises (leasing), les nouveaux investissements ont crû de 3,9% à 19,8 milliards d’euros. «Un net rebond (+11,5% sur un an) a été enregistré au quatrième trimestre. A l’image de 2009, le crédit-bail mobilier (+1,4%) a moins progressé en 2010 que les autres opérations de location», a souligné Françoise Palle-Guillabert, délégué général de l’ASF.
Le crédit-bail immobilier a vu ses nouveaux engagements croître de 20,8% à 6,3 milliards d’euros, «avec une accélération au second semestre». «L’activité a bénéficié de la reconduction fin 2010 de mesures fiscales permettant de faciliter la monétisation des actifs des entreprises et d’étaler la plus-value sur toute la durée de vie du contrat», a expliqué Bruno Salmon, président de l’ASF et de Cetelem.
Dans le crédit à la consommation, la croissance encore fragile (+2,1% à 39 milliards) «ne permet pas de compenser la baisse d’activité enregistrée depuis le dernier trimestre 2008», a souligné le président. «La structure de l’offre a commencé à se modifier dans la perspective de la réforme sur le crédit à la consommation. Les prêts personnels ont fortement augmenté (+18,7%), alors que les crédits renouvelables ont reculé (-6,3%)», a indiqué Françoise Palle-Guillabert.
L’affacturage, dont la production avait chuté de 3,6% en 2009 du fait de la dégradation de la conjoncture économique, a renoué avec une vive croissance, de +19,4% à 153,3 milliards d’euros.
«Ces signes généraux de reprise paraissent devoir se prolonger sur 2011, mais nous restons très prudents. Un certain nombre d’incertitudes réglementaires, à l’image de Bâle 3, pèse sur 2011 et nous espérons qu’elles ne perturberont pas ces perspectives bien orientées», a relevé Françoise Palle-Guillabert. Selon cette dernière, la directive a été conçue pour de grandes banques à vocation générale et n’est pas forcément adaptée pour des sociétés financières mono métier, qui n’ont pas de dépôts bancaires.
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