Les demandes d’aide montent en flèche pour le gendarme des marchés britannique

Le FCA enregistre pour 2013 plus de 1.000 demandes de coopération internationale, signe de la nature plus complexe des fraudes
Laurent Chemineau
Le FCA enregistre pour 2013 plus de 1.000 demandes de coopération internationale. Photo: Chris Ratcliffe/Bloomberg
Le FCA enregistre pour 2013 plus de 1.000 demandes de coopération internationale. Photo: Chris Ratcliffe/Bloomberg  - 

La Financial Conduct Authority (FCA), le gendarme des marchés financiers au Royaume-Uni, a enregistré en 2013 une spectaculaire hausse du nombre de demandes de coopération de la part d’autorités analogues dans le monde, témoignant de la nature de plus en plus internationale des fraudes à traiter comme le scandale des manipulations du Libor. Avec plus de 1.000 demandes d’aide déjà comptabilisées et un afflux en cours dans les derniers jours de l’année, la FCA pourrait bien battre son record de 2011 (1.023) et a déjà dépassé de 17% le niveau atteint en 2012 (857).

«Nous n’assistons pas seulement à une hausse du nombre mais aussi de la complexité des demandes d’assistance», a expliqué Tracey McDermott, un des responsables de la FCA, au quotidien britannique Financial Times, l’essentiel de cette complexité provenant des Etats Unis. «Concernant la façon dont nous travaillons avec nos contreparties internationales, d’assez nombreuses demandes sont liées à des dossiers dans lesquels nous avons nous-mêmes un intérêt, comme le Libor», ajoute t-il.

Après l’éclatement du scandale du Libor, dont les premiers signes remontent à 2010, la FCA et les autres autorités ont ouvert des enquêtes pour présomption de manipulation du taux de référence interbancaire de la City et qui donne le la à au moins 350.000 milliards de dollars de produits financiers. Des procédures qui se sont pour l’instant soldées par 5,8 milliards de dollars d’amendes à l’encontre de plusieurs des plus grandes banques internationales.

La coopération entre autorités de pays différents dans les enquêtes internationales n’est pourtant pas toujours aisée. Pour preuve, les tensions nées entre le Département américain de la Justice et l’Office britannique de lutte contre la délinquance financière, Serious Fraud Office.

Les deux parties sont arrivées au bord de la rupture concernant le sort de Tom Hayes, un ancien trader sur dérivés en yen chez UBS et Citigroup. Ce professionnel a été condamné par les deux autorités au terme de deux enquêtes pénales menées en parallèle dans l’affaire des manipulations du Libor. Tom Hayes a plaidé non coupable devant la justice britannique et se préparait, fin 2013, à plaider son cas devant celle des Etats Unis.

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