Les catastrophes naturelles ont coûté 43 milliards de dollars aux assureurs en 2010
Assureurs et réassureurs se sont à maintes reprises inquiétés publiquement de la multiplication des catastrophes naturelles et de ses conséquences financières. Le bureau d’analyses de Swiss Re, qui a publié hier son étude pour l’année 2010, confirme l’ampleur de cette tendance – que le récent séisme au Japon met crûment en lumière.
En 2010, l’ensemble des dégâts assurés provoqués par des catastrophes naturelles et techniques se chiffre à 218 milliards de dollars en 2010, soit trois fois plus qu’en 2009 (68 milliards). Leur ampleur a coûté 43 milliards aux assureurs (+60%), dont trois milliards du fait d’événements de nature technique. L’écart est encore plus significatif en terme de pertes humaines, puisque le séisme en Haïti a provoqué à lui seul la mort de 222.000 personnes et la vague de chaleur en Russie 56.000.
Mais il n’y a pas de lien direct entre coûts financier et humain, le premier dépendant du degré de couverture assurantielle et, donc, du niveau de développement de la zone touchée. Ainsi, le séisme à Haïti a causé 100 millions de dollars de pertes aux assurances – un montant infime au regard du bilan humain.
L’année 2011 promet également d’être coûteuse pour les assureurs. «Les pertes liées aux séismes seront également supérieures à la moyenne étant donné que les déclarations de sinistres pour le tremblement de terre à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, sont estimées dans une fourchette de 6 à 12 milliards de dollars», écrivent les rédacteurs de l’étude.
Les agences de modélisation ont publié leurs estimations sur cet événement, situées entre 12 et 25 milliards pour Eqecat et entre 15 et 35 milliards pour AIR Worldwide pour le seul séisme. Le gouvernement anticipe une facture pour l’économie située entre 200 et 300 milliards de dollars.
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