Les caisses de Crédit Agricole diffèrent dans leur dynamisme commercial
En dépit des questions concernant le groupe Crédit Agricole vis-à-vis des futures normes prudentielles de Bâle 3, les caisses régionales n’ont rien perdu de leur capacité à mobiliser leur réseau.
Du côté de la caisse d’Ile-de-France (Cadif), la plus importante du groupe, la collecte est qualifiée d’«historique» par Didier Moaté, son directeur général adjoint. D’un montant de 2,3 milliards d’euros, elle a permis aux encours totaux de progresser de plus de 5% et d’atteindre 46,5 milliards d’euros. L'épargne financière (hors assurance) recule alors que les encours d'épargne de bilan progressent de 7,9%. L’encours moyen des dépôts à vue a pour la première fois franchi la barre des 6 milliards d’euros, grâce à une croissance de 6,8%.
Un dynamisme dont se prévaut également le Crédit Agricole Nord de France (+8,4% à 21,5 milliards d’euros). Sa collecte a été portée par la contribution des entreprises. En effet, celles-ci ont peu investi au cours des dernières années et se retrouvent avec une trésorerie importante.
Comme l’expliquait vendredi Alain Diéval, son directeur général, l’établissement en a profité pour leur proposer des placements plus rémunérateurs que les fonds monétaires dans lesquels les sociétés placent traditionnellement leurs excédents de trésorerie. Mais ces OPCVM ne rapportent guère aujourd’hui, comme en attestent les décollectes massives observées sur ce marché. En outre, l’intérêt des banques rejoint celui de leurs clients, puisqu’elles ont également intérêt à favoriser la liquidité de leur bilan.
Concernant le crédit aux entreprises, l’établissement lillois voit ses encours croître de 7,5% pour les PME et ETI. En revanche, alors que le Cadif s’attendait à un décollage de l’investissement des entreprises, celui-ci ne s’est pas produit. Sa production est du coup restée «atone», malgré une progression des encours court terme de 24% pour la clientèle des grandes entreprises et les PME (à 2,2 milliards).
Reste que pour les deux caisses, la production de crédit a été portée par l’habitat. Le Cadif a vu la sienne progresser de 52% à plus de 2,9 milliards d’euros, grâce à un volume d’activité record au deuxième semestre de 1,7 milliard. Didier Moaté évoque une véritable «fringale» en fin d’année, qui a constitué selon lui «la surprise» de l’exercice pour la caisse régionale. La réalisation de crédit à l’habitat a bondi de 68% pour Nord de France.
Plus d'articles du même thème
-
Le risque politique sur la tech tétanise Wall Street
Les actions américaines, notamment liées à l’IA, ont légèrement rebondi vendredi mais après une des pires chutes des valeurs technologiques la veille. Les investisseurs se veulent prudents malgré la baisse des valorisations. Les risques sont encore trop élevés. -
« La hausse des bénéfices du S&P 500 devrait surtout compenser des valorisations exigeantes »
François Dossou, directeur de la Gestion Actions Listed Assets chez Sienna. -
Le secteur aérien européen sera contraint de relever à nouveau ses tarifs
La hausse attendue des factures de carburant en 2027 ne pourra être intégralement compensée par de nouvelles économies de coûts.
ETF à la Une
Defiance lance le premier ETF Ucits dédié aux «Sept Magnifiques»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
AffichageProposition d'adoption d'une règle d'or en urgence : le coup de com' de Bardella
Le président du parti à la flamme réclame au gouvernement un projet de loi constitutionnelle pour adopter une règle d’or budgétaire. Objectif affiché : « avoir, dans un délai de quelques semaines, un cadre clair pour faire aboutir le budget 2027 » -
Toujours rouge« La force va à la force » : au Bourget, le recentrage de Jean-Luc Mélenchon n’a pas eu lieu
On avait été habitué, à l'approche d'une élection, à ce que Jean-Luc Mélenchon troque son discours provocateur pour un ton plus rassembleur. Au Bourget, samedi, il a au contraire brandi la radicalité comme sa principale force. Un pari risqué face à un rejet toujours massif -
SuccessionConquérir le pouvoir, ou l'exercer ? Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et le miroir du réel
Quand Marine Le Pen envisage d'amender son discours et son programme dans la perspective de la conquête du pouvoir, Jean-Luc Mélenchon ne compte rien céder à la nécessité d'avoir l'air sérieux