Les banques se classent dernières dans la transparence anticorruption
En plein scandale du Libor, voilà qui ne va pas arranger l’image des banques auprès du grand public. Le secteur financier arrive bon dernier du classement établi par Transparency International en matière de transparence dans la lutte anticorruption. L’organisation non-gouvernementale a passé au crible les pratiques de reporting de 105 multinationales suivant trois critères: les programmes anticorruption, le degré de détail donné sur les filiales et joint-ventures, et la fourniture d’informations pays par pays.
Les 24 entreprises du secteur financier obtiennent un score moyen de 4,2 sur 10 pour la qualité de leur communication sur ces sujets. Une moyenne qui cache de fortes disparités. HSBC et Allianz parviennent à figurer dans les dix premiers, aux sixième et dixième rangs d’un classement dominé par Statoil, Rio Tinto et BHP Billiton. A l’autre bout du spectre, les banques chinoises China Construction Bank, BoCom et Bank of China sont les championnes de l’opacité, talonnées par l’américain Berkshire Hathaway. La seule banque française couverte par l’étude, BNP Paribas, se classe en 40e position. Quant à Barclays, sa peu glorieuse 71e place constitue un nouveau coup pour l’image de marque de la banque britannique.
Outre le tir groupé chinois qui tire la moyenne à la baisse, le mauvais classement du secteur tient à un choix assumé. «Bien que très régulées, les sociétés financières sont libres de choisir le degré de révélations publiques en ce qui concerne leurs programmes anticorruption, note Transparency International. Certaines ont exprimé une inquiétude à ce sujet, considérant que ces programmes font partie de leur gestion interne du risque et constituent un avantage concurrentiel».
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