Les banques moyennes chinoises recèlent encore un fort pouvoir d’attraction
Le secteur bancaire chinois intéresse toujours les établissements internationaux. En témoigne l’annonce vendredi par Bank of Nova Scotia (Scotiabank) d’une prise de participation, attendue fin 2011, de 19,99% au capital de Bank of Guangzhou, pour 4,65 milliards de yuans, l’équivalent de 525 millions d’euros. Elle a remporté la mise au terme d’une procédure de vente organisée par les pouvoirs publics chinois qui contrôlent la banque de Canton, vingt-neuvième établissement du pays avec des actifs de 17,5 milliards d’euros et 84 agences, selon Scotiabank.
«L’Asie est une région d’importance stratégique» pour la banque canadienne, comme a tenu à le rappeler son PDG Rick Waugh. De fait, le groupe se targue d’être la banque canadienne la plus présente en Chine, où elle a pour la première fois posé le pied en 1982. Scotiabank détient déjà 14,8% du capital de Bank of Xi’an, une part qui doit être portée à 18,1% après approbation des autorités. Patron des activités internationales, Brian Porter souligne l’attrait de l’investissement annoncé la semaine passée en termes de banque de détail et de gestion de fortune face à l’émergence d’une puissante classe moyenne en Chine. Scotiabank est présente dans cinquante pays, cette assise mondiale soutenant la croissance des résultats.
La mise en vente d’une part de 20% de Bank of Guangzhou, initiée l’an passé et qui constitue la limite autorisée de détention par un acteur étranger, apparaît comme un possible prélude à une introduction en Bourse. Un mécanisme éprouvé tout d’abord par les plus grandes institutions mondiales comme Goldman Sachs ou Bank of America auprès des grands acteurs chinois comme ICBC ou CCB.
Pour des raisons moins liées aux perspectives du marché chinois qu’à des contraintes de solidité de leurs bilans, certains acteurs ont été incités à la prudence, à l’image de BoA qui a tout de même engrangé un profit net de 3,3 milliards de dollars le mois dernier en cédant la moitié de ses titres CCB. Mais le vivier d’établissements chinois de second rang en quête de partenariats stratégiques internationaux est loin d’être tari, et constitue une voie plus facile pour des étrangers que le développement interne. Selon un rapport de PricewaterhouseCoopers en juin dernier, si la part de marché des banques étrangères en Chine a progressé de 0,13 point l’an passé, elle n’atteint que 1,83%.
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