Les banques françaises remontent leurs marges sur le crédit immobilier
Alors que le taux des crédits immobiliers aux particuliers a atteint en France son plus bas niveau depuis la Libération en novembre dernier (3,25% hors assurance), les prévisions pour l’année 2011 sont brouillées par les contraintes imposées aux banques par les règles de Bâle 3 et par l’évolution des marchés financiers.
«La période de taux immobiliers exceptionnellement bas est derrière nous. En effet, le coût de refinancement des banques et la réforme réglementaire, notamment sur les ratios de liquidité, auront un effet sur le coût de la ressource, qui entraînera une remontée progressive des taux», explique Michel Mouillart, économiste à l’Université Paris X, dans le cadre du tableau de bord élaboré par l’Observatoire Crédit Logement et l’institut CSA.
Pour 2011, l’observatoire s’attend à une remontée de l’ordre de 40 à 50 points de base (pb). Cela dit, il retient deux scénarios, selon la manière dont les banques répercuteront l’effet de la réglementation. Le scénario le plus probable anticipe un exercice 2011 de pause, avec une production de crédits stable par rapport à 2010 (entre 160 et 165 milliards d’euros, soit quasiment la situation de 2006) et un redémarrage en 2012.
Mais «la transposition des règles prudentielles peut conduire les banques à freiner l’offre nouvelle et à accroître leurs marges sur les taux», estime Michel Mouillart. Dans ce cas, 2011 s’inscrirait dans un repli modéré, avec une production de 150 à 155 milliards d’euros. Cela dit, il ne s’agit pas du scénario privilégié par l’économiste. Car la perspective de Bâle 3 est à même de déclencher une guerre des dépôts entre les banques, qui conduirait à modérer la hausse des taux. «Pour un établissement, les meilleurs clients sont les emprunteurs immobiliers», rappelle l’économiste.
{"title":"","image":"76663»,"legend":"cr\u00e9dit immobilier : taux»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
«Le positionnement neutre nous permet de naviguer dans l’incertitude actuelle tout en restant exposés à la volatilité»
Findlay Franklin, gérant crédit multi-actifs chez RBC BlueBay -
« Le rebond récent paraît fragile »
Pierre-Alexis Dumont, Directeur des Investissements de Sycomore AM -
Le blocage d’Ormuz est chaque jour plus problématique
Plus le blocus du détroit d’Ormuz sera long, plus il sera difficile de normaliser la situation sur les marchés de l’énergie. Les mesures de compensation du déficit d’offre du Moyen-Orient vont s’épuiser. Avec un risque de pénurie et la nécessité que le détroit ouvre rapidement.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La faiblesse congénitale de la finance décentralisée
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
En cas de poursuite du blocus américain, l'Iran menace d'une riposte
Plus tôt, samedi 25 avril, le porte-parole du ministère iranien de la Défense a estimé que les Etats-Unis « cherchent un moyen de sauver la face pour sortir du bourbier de la guerre dans lequel il s’est enlisé ». Et ce alors qu’une possible reprise des pourparlers entre les deux parties se profile -
Carburant : Macron se veut rassurant sur l’absence de pénurie en France
« Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation est contrôlée », a indiqué le président de la République, appelant à éviter la panique sur le sujet -
Mali : des combats entre l'armée et des « groupes terroristes » à Bamako et dans plusieurs villes
Samedi 25 avril, des combats ont lieu dans la capitale du pays, Bamako, ainsi que dans plusieurs villes (Kidal, Gao, Sévaré), entre des soldats et des « groupes terroristes non encore identifiés ». La situation serait « sous contrôle », selon les Forces armées maliennes