Les banques européennes passent l’épreuve des stress tests
L’Autorité bancaire européenne a publié vendredi soir le résultat de ses tests de résistance 2018, qui intégraient pour la première fois l’impact des nouvelles normes comptables IFRS 9. Les 48 banques passées au crible dans 15 juridictions ont toutes passé l’épreuve consistant à afficher un ratio de fonds propres durs (CET1) supérieur à 5,5% dans un scénario adverse, même si l’exercice n’imposait pas de marque minimale aux groupes concernés.
L’échantillon affichait à fin 2017 un ratio CET1 fully loaded de 14,2%, ramené à 14,0% en prenant en compte l’impact d’IFRS 9. Ce ratio atteindrait 15,3% en 2020. Le scénario adverse l’amputerait de 395 points de base. Le ratio de levier agrégé, calculé à partir des actifs non pondérés par le risque, passerait de 5,1% à 4,2%.
La Société Générale moins bien lotie
L’EBA a également publié les résultats individuels de ses tests. Parmi les six banques françaises testées, BNP Paribas verrait son ratio CET1 fully loaded passer de 11,52% fin 2017 (effet IFRS compris) à 8,64% fin 2020 dans le scénario adverse. Celui de la Société Générale passerait de 11,24% à 7,61%, et celui du Crédit Agricole de 14,58% à 10,21%. Deutsche Bank s’en tire avec un ratio de 8,14%, contre 13,9% fin 2017. En queue de peloton des tests, on retrouve les britanniques Barclays (6,37%) et Lloyds (6,8%), ainsi que l’italienne Banco BPM (6,67%).
Les classements diffèrent si l’on examine l’impact sur les ratios de levier. Celui de Deutsche Bank passerait sous les 3%, à 2,61%. Le ratio de la Société Générale serait de 3,33%, celui de BNP Paribas de 3,80%. Barclays pointe à 2,96%.
Plus d'articles du même thème
-
Malgré un bond de ses profits, HSBC déçoit sur sa croissance
La flambée du résultat net de la banque britannique au troisième trimestre ne suffit pas à convaincre des investisseurs déçus par la performance dans la gestion de fortune. -
L’IA générative s’interpose de plus en plus entre la banque et ses clients
L’IA générative devient partie intégrante des prises de décisions des clients bancaires et les usages évoluent vite, bousculant les modèles d’affaires des banques de réseaux généralistes. Si elles n’intègrent pas rapidement des agents IA dans leurs parcours, ces derniers pourraient devenir de nouveaux concurrents. -
A son tour, Barclays annonce des suppressions d’emplois sous couvert d’IA
La banque britannique, pénalisée par le trading obligataire, publie des résultats trimestriels en demi-teinte. Elle annonce un nouveau programme de rachat d’actions à hauteur de 500 millions de livres sterling.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
Après 100 jours au pouvoir, quel bilan pour Andy Burnham ?
Trois mois après son arrivée à Downing Street, Andy Burnham a su rassembler les travaillistes et éviter de commettre des erreurs majeures. Mais il doit encore concrétiser ses ambitions -
Dossier explosifAutonomie corse : récit de la folle nuit où tout a basculé au Sénat
Le sénateurs ont détricoté puis rejeté le texte sur l'autonomie corse. Les forces nationalistes, qui avaient quitté le processus de Beauvau en cours de séance, entretiennent le mystère sur la suite -
DilemmeSmic et coût du travail : chez Jean-Pierre Farandou, le bras de fer s'engage
Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou consulte tous azimuts pour tenter de désamorcer la crise du pouvoir d'achat