Les banques européennes passent l’épreuve des stress tests
Barclays, Lloyds et l’italienne Banco BPM se retrouvent en queue de peloton en cas de scénario adverse. Deutsche Bank souffre sur le critère du ratio de levier.
Publié le
Alexandre Garabedian
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EBA
L’Autorité bancaire européenne a publié vendredi soir le résultat de ses tests de résistance 2018, qui intégraient pour la première fois l’impact des nouvelles normes comptables IFRS 9. Les 48 banques passées au crible dans 15 juridictions ont toutes passé l’épreuve consistant à afficher un ratio de fonds propres durs (CET1) supérieur à 5,5% dans un scénario adverse, même si l’exercice n’imposait pas de marque minimale aux groupes concernés.
L’échantillon affichait à fin 2017 un ratio CET1 fully loaded de 14,2%, ramené à 14,0% en prenant en compte l’impact d’IFRS 9. Ce ratio atteindrait 15,3% en 2020. Le scénario adverse l’amputerait de 395 points de base. Le ratio de levier agrégé, calculé à partir des actifs non pondérés par le risque, passerait de 5,1% à 4,2%.
La Société Générale moins bien lotie
L’EBA a également publié les résultats individuels de ses tests. Parmi les six banques françaises testées, BNP Paribas verrait son ratio CET1 fully loaded passer de 11,52% fin 2017 (effet IFRS compris) à 8,64% fin 2020 dans le scénario adverse. Celui de la Société Générale passerait de 11,24% à 7,61%, et celui du Crédit Agricole de 14,58% à 10,21%. Deutsche Bank s’en tire avec un ratio de 8,14%, contre 13,9% fin 2017. En queue de peloton des tests, on retrouve les britanniques Barclays (6,37%) et Lloyds (6,8%), ainsi que l’italienne Banco BPM (6,67%).
Les classements diffèrent si l’on examine l’impact sur les ratios de levier. Celui de Deutsche Bank passerait sous les 3%, à 2,61%. Le ratio de la Société Générale serait de 3,33%, celui de BNP Paribas de 3,80%. Barclays pointe à 2,96%.
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