Les banques britanniques font preuve de résistance malgré la perspective de Brexit
La perspective du Brexit, qui ne se concrétisera qu’en 2019 au plus tôt, n’a pas pour l’instant d’impact visible sur le système bancaire britannique qui fait preuve de résistance. Ce constat est dressé par l’agence de notation Moody’s dans deux analyses sur les banques et les établissements de crédit britanniques publiées le 2 août.
Sur les 11 banques et sociétés de prêts à la construction évaluées dans l’une des deux études (intitulée «Moody’s takes rating actions on 11 UK banks and building
societies reflecting their increased resilience to expected deterioration in the UK operating environment»), 5 d’entre elles voient leur statut passer de Aa2 (perspective négative) à Aa1 (perspective stable). 3 autres banques et sociétés de constructions maintiennent leur statut stable à Aa1. Seule Leeds Building Society a vu son statut rétrogradé de A2 à A3.
Lloyd Banking group et Principality Building Society seront réexaminées par Moody’s prochainement.
Malgré des efforts ces quatre dernières années, Leeds Building Society peine à réduire l’accroissement de ses prêts, ce qui la rend plus vulnérable que ses paires à la détérioration de son environnement opérationnel. La société récupèrera son statut original si elle continue à baisser ses niveaux de prêts et garde une forte capitalisation, une bonne rentabilité et une solide structure de financement et si ces améliorations coïncident avec l’amélioration et non la détérioration de l’environnement opérationnel britannique.
Dans sa deuxième étude, Moody’s a ramené le profil macroéconomique du Royaume-Uni de « très bon- » à « bon+ » , reconnaissant la détérioration du système opérationnel britannique dont l’activité s’est ralentie, notamment en raison d’une perte de pouvoir d’achat salarial déjà sensible et de capacité d’emprunt des ménages. Les établissements financiers continueront de pâtir des taux d’intérêt très faibles dans un contexte de concurrence toujours plus vive.
Plus d'articles du même thème
-
La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
Dans le nouveau plan stratégique, la réduction des coûts reste un mantra, et toutes les activités sont appelées à la performance et à la discipline. Mais surtout, le groupe annonce l’unification de ses banques universelles avec un management unique pour le réseau d’agences, la banque en ligne, l’assurance et la gestion privée. -
Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
En marge de la présentation de son plan stratégique, la banque de la Défense a annoncé la nomination de Benoit Grisoni en tant que directeur adjoint des activités de banque de détail en France. Un mouvement qui va dans le sens du rapprochement entre le réseau SG et BoursoBank. -
Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
La banque a présenté son nouveau plan stratégique à horizon 2029. Elle pourrait rendre jusqu'à 21 milliards d'euros à ses actionnaires d'ici là et vise plus de 14 millions de clients pour sa filiale BoursoBank.
ETF à la Une
Les particuliers français propulsent la collecte des ETF européens vers un nouveau record
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Axa place la conquête au coeur de son nouveau plan stratégique
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
Contenu de nos partenaires
-
AgismeAu Maroc, des élections législatives sans jeunes
Le pays vote mercredi pour renouveler le Parlement, mais les revendications de la jeunesse exprimées pendant le mouvement Gen Z 212, et rappelées après les événements de Ceuta, sont totalement passées au second plan -
OusteLoyers impayés : le ras-le-bol des propriétaires
Face à la hausse des loyers impayés, certains propriétaires bailleurs paient leurs locataires pour les voir quitter les lieux. Plutôt que de subir de longues procédures judiciaires... -
Les bons comptes...Au procès de Rachida Dati, les confessions d'une eurodéputée intermittente
La maire du 7ᵉ arrondissement et ancienne ministre de la Justice, jugée pour avoir perçu 900 000 euros entre 2010 et 2012 de Renault-Nissan, assure qu'elle était l'avocate du constructeur mais certainement pas eurodéputée-lobbyste