Les banques américaines profitent des reprises de provisions

Comme JPMorgan et Wells Fargo, Citigroup met en avant l’amélioration du marché immobilier aux Etats-Unis pour embellir ses résultats
La rédaction

Citigroup dépasse à son tour les attentes. La banque américaine a publié hier un résultat net de 2,9 milliards de dollars au deuxième trimestre. En retraitant les effets exceptionnels tels que la réévaluation de la dette propre du groupe ou la moins-value de 424 millions enregistrée sur la vente d’une participation dans la banque turque Akbank, le groupe a dégagé un bénéfice par action de 1 dollar, au-dessus des 89 cents anticipés par le consensus. L’action a fini en hausse de 0,60% hier à Wall Street.

La résistance des activités de banque de financement et d’investissement (BFI) explique une partie de la surprise. Pas de quoi pavoiser cependant. Les revenus de la banque d’investissement (activités de conseil) sont en recul de 21% sur un an, à 854 millions de dollars. Dans le métier actions, le repli est de 29%, à 550 millions, et même de 39% par rapport au premier trimestre. Citi a fait moins bien que JPMorgan dans ce domaine. La banque dit en revanche avoir gagné des parts de marché dans le trading de change et de taux d’intérêt, avec une baisse des revenus dans le fixed income de 4% seulement sur un an, mais de 41% par rapport à fin mars.

Citigroup a compensé ces baisses de revenus par des réductions d’effectifs et de coûts dans sa BFI. Elles devraient se poursuivre si besoin, mais il n’y aura pas de suppressions de postes «massives».

Les résultats de Citigroup intègrent aussi un élément déjà observé chez JPMorgan et Wells Fargo: des reprises de provisions, notamment sur le secteur immobilier, qui traduisent une anticipation de baisse du coût du risque. La banque dirigée par Jamie Dimon a repris 2,1 milliards de provisions (loan loss reserve) sur l’immobilier et les cartes de crédit. Chez Wells Fargo, le montant atteint 400 millions. Citigroup a bénéficié de ces reprises à hauteur de près d’un milliard au deuxième trimestre.

Dans le même temps, le groupe continue à apurer l’héritage du passé. La filiale Citi Holdings, composée d’actifs douteux que la banque cherche à céder, a perdu 920 millions de dollars, à comparer avec une perte de 611 millions de dollars un an auparavant. Citi Holdings détient désormais 10% du total des actifs du groupe, en recul par rapport aux 11% annoncés il y a trois mois.

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