Les actionnaires de Citigroup reconnaissent des améliorations en matière de rémunération

Ils ont approuvé à une large majorité le plan proposé au titre de 2012 mais leur déception face au cours de Bourse ne faiblit pas
Antoine Duroyon

Citigroup a lavé l’affront. L’année dernière, ses actionnaires avaient rejeté lors d’un vote consultatif le plan de rémunération proposé pour la direction. Hier, réunis dans un hôtel new-yorkais, ils ont approuvé à plus de 90% la mouture pour 2012, dont un package de 11,5 millions de dollars pour le nouveau directeur général Michael Corbat qui a succédé à Vikram Pandit. Afin de regagner la confiance de ses actionnaires, la banque a fait des concessions.

Un représentant de Calpers a reconnu des améliorations, avec la mise en place de «cibles de performance objectives» et prédéfinies, ainsi que la possibilité de reprendre a posteriori des titres (clawback) en cas de manquements graves des dirigeants. Les sociétés de conseil aux actionnaires ISS Proxy Advisory Services et Glass Lewis & Co ont recommandé un vote favorable même si cette dernière a souligné dans un rapport préparé pour l’assemblée générale qu’il existait encore une «déconnexion» entre la rémunération des dirigeants et la performance.

En assemblée générale, les actionnaires n’ont pas caché leur exaspération face à l'évolution du cours de Bourse. L’action n’a progressé que de 6,3% depuis un reverse split en mai 2011. Cette année, elle a grimpé de 19% après une hausse de 50% en 2012. L’année précédente, la chute avait atteint 44%. «Nous ne sommes en aucun cas satisfaits», a souligné le président Michael O’Neill, qui a remplacé Richard Parsons en 2012, en réaction au désarroi d’un actionnaire.

En pleine restructuration, la banque va poursuivre la cure d’amaigrissement de son bilan. En 2012, la taille des actifs non stratégiques restants a fondu de 31% supplémentaires. Au premier trimestre de 2012, l'établissement a encore réduit ces actifs de 7 milliards de dollars pour les ramener sous les 150 milliards de dollars. «Mais encore plus important, nous avons réduit la perte venant de ces actifs à moins de 800 millions de dollars (...)», a relevé Michael Corbat.

Alors que cet héritage comprend 23% des actifs pondérés du risque sous Bâle 3, il n’y a pas de solution miracle à court terme pour ce portefeuille restant. «Il ne fait aucun sens de détruire notre capital simplement par souci de rapidité», a prévenu Michael Corbat.

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