Les actionnaires de Citigroup reconnaissent des améliorations en matière de rémunération
Citigroup a lavé l’affront. L’année dernière, ses actionnaires avaient rejeté lors d’un vote consultatif le plan de rémunération proposé pour la direction. Hier, réunis dans un hôtel new-yorkais, ils ont approuvé à plus de 90% la mouture pour 2012, dont un package de 11,5 millions de dollars pour le nouveau directeur général Michael Corbat qui a succédé à Vikram Pandit. Afin de regagner la confiance de ses actionnaires, la banque a fait des concessions.
Un représentant de Calpers a reconnu des améliorations, avec la mise en place de «cibles de performance objectives» et prédéfinies, ainsi que la possibilité de reprendre a posteriori des titres (clawback) en cas de manquements graves des dirigeants. Les sociétés de conseil aux actionnaires ISS Proxy Advisory Services et Glass Lewis & Co ont recommandé un vote favorable même si cette dernière a souligné dans un rapport préparé pour l’assemblée générale qu’il existait encore une «déconnexion» entre la rémunération des dirigeants et la performance.
En assemblée générale, les actionnaires n’ont pas caché leur exaspération face à l'évolution du cours de Bourse. L’action n’a progressé que de 6,3% depuis un reverse split en mai 2011. Cette année, elle a grimpé de 19% après une hausse de 50% en 2012. L’année précédente, la chute avait atteint 44%. «Nous ne sommes en aucun cas satisfaits», a souligné le président Michael O’Neill, qui a remplacé Richard Parsons en 2012, en réaction au désarroi d’un actionnaire.
En pleine restructuration, la banque va poursuivre la cure d’amaigrissement de son bilan. En 2012, la taille des actifs non stratégiques restants a fondu de 31% supplémentaires. Au premier trimestre de 2012, l'établissement a encore réduit ces actifs de 7 milliards de dollars pour les ramener sous les 150 milliards de dollars. «Mais encore plus important, nous avons réduit la perte venant de ces actifs à moins de 800 millions de dollars (...)», a relevé Michael Corbat.
Alors que cet héritage comprend 23% des actifs pondérés du risque sous Bâle 3, il n’y a pas de solution miracle à court terme pour ce portefeuille restant. «Il ne fait aucun sens de détruire notre capital simplement par souci de rapidité», a prévenu Michael Corbat.
Plus d'articles du même thème
-
Le Royaume-Uni va durcir les règles applicables aux fonds monétaires
Le gouvernement britannique introduira de nouvelles orientations pour les fonds monétaires afin de répondre aux demandes de rachats en période de stress. Une nouvelle législation dont les spécificités techniques seront prochainement apportées par la Financial Conduct Authority, le régulateur local. -
Schroders pourrait se séparer de sa filiale en Chine
Le gestionnaire d’actifs britannique avait obtenu l’autorisation de Pékin pour lancer cette filiale en 2023. -
Les taux américains atteignent leur plus haut niveau depuis un an
Les marchés ont signifié leur déception vendredi après la visite à Pékin du président américain Donald Trump, dont ils espéraient une issue au blocage du détroit d’Ormuz. Entre la hausse des cours du pétrole et les possibles réactions des banques centrales, ou le risque de coûts budgétaires pour les Trésors aux Etats-Unis comme dans de nombreux autres pays, les taux ont grimpé à des plus hauts depuis un an.
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Israël et le Liban prolongent le cessez-le-feu de 45 jours
Tel Aviv et Beyrouth se sont accordés sur une extension de quarante-cinq jours du cessez-le-feu. Celui-ci n’a pas arrêté les combats entre l’État hébreu et le Hezbollah -
Changement d'èreAu sommet de la Fed, Kevin Warsh sur une ligne de crête, coincé entre Trump et réalité économique
Choisi par Donald Trump, qui souhaite infléchir les taux directeurs malgré l’envol de l’inflation, le nouveau patron de la banque centrale américaine disposera de marges de manœuvre restreintes -
PansementImmobilier : le gouvernement cherche la parade pour lutter contre les squats
Le projet de loi Ripost du ministre de l’Intérieur, en discussion la semaine prochaine au Sénat, veut combler le vide juridique concernant les squats dans les locations touristiques. Un bon début