Les 16 propositions de l’Afic pour les candidats à la présidentielle
L’association française des investisseurs pour la croissance (Afic) a présenté mardi 24 janvier «16 propositions qui seront adressées aux candidats à l’élection présidentielle » afin de « débloquer les freins de la croissance ».
L’Afic cherche à renforcer le partage de la valeur entre salariés, cadres et dirigeants des entreprises. Elle préconise pour cela un retour au régime avantageux d’attribution d’actions gratuites établi par la loi Macron, et supprimé par la loi de Finances 2017.
L’association d’ investisseurs veut aussi favoriser l’investissement de long terme dans les entreprises en supprimant notamment l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). «Ce n’est pas un impôt neutre économiquement. Il a des effets de seuil sur les biens professionnels préjudiciables au développement des entreprises», déclare Paul Perpère, directeur général de l’Afic. Cet «impôt isolé en Europe» explique selon lui «le faible nombre d’ETI en France». Elle propose aussi de limiter à 25% la taxation des plus-values mobilières ou encore de favoriser le réinvestissement des plus-values en fonds propres dans les start-up, PME et ETI.
L’association veut «orienter plus d’épargne française vers l’actionnariat dans des start-up, PME et ETI» en révisant les règles prudentielles des investisseurs institutionnels et en facilitant l’accès de davantage de fonds de private equity aux contrats d’assurance vie. En effet, « seulement 1% de l’épargne gérée par les investisseurs institutionnels français est investie dans les entreprises non cotées. » contre 3% pour les assureurs européens et 6% pour les caisses de retraite nord-américaines constate l’Afic.
Elle prône enfin un meilleur accompagnement du financement de l’innovation et des infrastructures, via par exemple la création des fonds secondaires abondés en partie par Bpifrance et destinés à faciliter la sortie des investisseurs en capital-risque.
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