L’enquête sur le suicide du directeur financier de Zurich dédouane Josef Ackermann
Selon des investigations ordonnées par la Finma, l’autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, Josef Ackermann n’a pas fauté. L’ancien président du conseil d’administration de Zurich apparaissait dans une des notes laissées par le directeur financier qui s’est donné la mort à son domicile de Zoug en août dernier.
Pierre Wauthier y évoquait des relations conflictuelles avec l’ex-patron de Deutsche Bank, lequel a démissionné trois jours après le drame pour préserver la réputation du groupe. Confiée au cabinet zurichois Homburger, l’enquête n’a pas permis de déceler la moindre trace de «pression indue» ou de conduite inappropriée de la part de la direction de l’assureur.
Dans un communiqué, la Finma précise que cet examen a porté sur de nombreux documents, courriers ou emails et entraîné l’audition de collaborateurs qui ont travaillé avec Pierre Wauthier. «Nous sommes profondément attristés de la perte de Pierre Wauthier et nous sommes incapables d’expliquer les motivations derrière cette décision tragique. L’enquête de la Finma a été conduite avec le soutien et la pleine coopération de Zurich», a commenté Tom de Swaan, le successeur de Josef Ackermann.
Une deuxième enquête, prise en charge par PricewaterhouseCoopers, le commissaire aux comptes de Zurich, a de plus écarté toute irrégularité commise lors de la préparation et de la publication des résultats financiers. Au deuxième trimestre, l’assureur a déçu les attentes des analystes et admis qu’il serait plus difficile pour lui d’atteindre ses objectifs à trois ans d’ici la fin de 2013, tout particulièrement pour ses activités américaines et d’assurance générale.
D’après le magazine Bilanz qui dit se référer à la note de Pierre Wauthier, Josef Ackermann aurait fermement demandé à ce que le communiqué fasse mention de ces difficultés. Afin de compenser l’impact d’un environnement prolongé de taux bas, l’assureur s’était alors dit prêt à explorer des investissements plus risqués tels que l’immobilier commercial ou la dette souveraine de pays périphériques.
Selon les analystes de J. Safra Sarasin, l’établissement devrait faire un point d’étape sur ce plan d’objectifs lors d’une journée investisseurs le 5 décembre. Ils s’attendent en outre à ce que Zurich communique une nouvelle série d’objectifs pour la période 2014-2016. Le groupe doit publier ses résultats du troisième trimestre le 14 novembre prochain.
Plus d'articles du même thème
-
Franck Sabbah monte sa société
L’ancien directeur des ventes internationales de Berenberg entend accompagner les sociétés de gestion dans leur développement en Suisse. -
Tirés par la gestion de fortune, les profits d'UBS ont progressé au troisième trimestre
Le bénéfice net de la banque est toutefois légèrement inférieur aux attentes. Les dirigeants avancent la fin de leur programme de rachats d'actions de 3 milliards de dollars mais continuent à s'inquiéter d'une évolution réglementaire en Suisse. -
Les ventes de Danone dépassent les attentes mais les volumes faiblissent dans plusieurs régions clés
Le groupe a bénéficié d'effets prix favorables alors que ses volumes ont reculé en Europe, en Amérique du Nord et en Chine.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Le taux souverain français dépasse 5%
- Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
Contenu de nos partenaires
-
SagesseL’Allemagne tente de construire une politique chinoise cohérente
Pendant que le président allemand se trouve en Chine, le chancelier fait une tournée asiatique avec Pékin en toile de fond -
Tigres, gorilles, ours polaires… 5 safaris extraordinaires et quand partir pour les vivre
Le safari ne se résume plus aux grandes plaines africaines et au traditionnel face-à-face avec le Big Five. Il se vit dans la toundra canadienne avec les ours, au fil de l’eau au Botswana, au cœur des forêts en Ouganda à la rencontre des primates ou sur les traces du tigre dans le centre de l’Inde. Pour observer la faune dans les meilleures conditions, le choix de la saison est déterminant. Amplitudes, spécialiste français du voyage sur mesure haut de gamme, a sélectionné cinq safaris originaux, et livre ses conseils d’experts sur la période à privilégier. -
DiagnosticProgressisme contre illibéralisme : les leçons de Jean-Christophe Cambadélis
Grand défenseur de la social-démocratie, l'ancien dirigeant du PS explique pourquoi le progressisme perd sa centralité et les élections face au national-populisme