Le scénario d’une IPO de la filiale britannique de HSBC laisse les analystes sceptiques
Deux ans après sa publication, le rapport Vickers revient sur le devant de la scène. Rattaché au projet de loi sur la réforme bancaire, qui arrive en fin de course à la Chambre des Lords (avec une 3e et ultime lecture entamée lundi), le texte prévoit un cantonnement des activités de détail, au plus tard en 2019. Dans cette perspective, HSBC a discuté, selon le Financial Times daté de lundi, d’un projet de cotation de ses activités britanniques. Le groupe bancaire britannique rejoindrait une liste déjà longue d’établissements engagés sur une voie similaire : Santander, Lloyds, RBS, Virgin Money, Metro ou encore One Savings Bank.
Toujours selon le quotidien, la filiale britannique de HSBC pourrait être valorisée dans ce cadre environ 20 milliards de livres, soit un sixième de la capitalisation boursière du groupe. Une participation représentant 30% du capital pourrait être mise sur le marché. L’opération ne semble pas insurmontable, la banque étant structurée comme un assemblage de filiales, détenues en totalité, opérant dans les 80 pays où elle est présente. Principale exception à ce schéma : la banque hongkongaise Hang Seng, contrôlée à 62%.
«Une telle mesure permettrait de concrétiser une notation plus élevée pour l’ensemble du groupe (A+ chez S&P, Aa3 chez Moody’s et AA- chez Fitch, ndlr), tout particulièrement à la lumière du sentiment positif des investisseurs vis-à-vis de l’économie britannique», souligne-t-on du côté d’Espirito Santo Investment Bank. Le courtier portugais estime également que la valorisation globale du groupe pourrait tirer profit de l’opération. Elle permettrait ainsi d’ajouter 60 pence à une valorisation par la somme des parties de 850 pence. L’action HSBC a clôturé hier à 658,2 pence.
Mais les analystes d’Espirito Santo insistent par ailleurs sur la diversité des activités exercées au Royaume-Uni : «La nature de la principale filiale britannique du groupe, HSBC Bank Plc, est beaucoup plus large que celle d’une banque cantonnée - elle comporte des opérations de banque d’investissement qui ne pourraient pas être admises dans un tel cadre et abrite certaines activités d’Europe continentale». Dans une note, les analystes de Credit Suisse jugent d’ailleurs à ce stade «peu évident de discerner les bénéfices réglementaires et stratégiques d’une telle mesure».
Plus d'articles du même thème
-
Les pétroliers américains préparent le terrain à des périodes moins fastes
Exxon Mobil et Chevron ont tous deux consacré une partie de leur excédent de trésorerie à la diminution de leur endettement au deuxième trimestre 2026. -
La baisse du bitcoin continue d'affecter les bénéfices de Coinbase
La plateforme d'échanges de cryptomonnaies multiplie les initiatives pour diversifier son offre. Toutefois, ses résultats financiers restent à la merci du cycle de la première des cryptomonnaies. -
En août, vos opérations de change peuvent vous coûter beaucoup plus cher
Comme chaque semaine, retrouvez le coup d’oeil de DeftHedge sur le marché des changes.
ETF à la Une
Pimco lance un nouvel ETF Ucits
- La Société Générale augmente sa cible de rentabilité et va racheter 1,5 milliard d'euros d'actions
- La Société Générale affiche une forme olympique avant un nouveau plan à trois ans
- Les investisseurs troquent leurs carrés Hermès contre des sacs Gucci
- L’IA irrigue la croissance des entreprises du CAC 40
- Clap de fin pour plusieurs plateformes historiques d'échange crypto
Contenu de nos partenaires
-
Guerre au Moyen-Orient : plusieurs ambassades américaines appellent leurs ressortissants à « envisager de quitter » la région
Les représentations américaines en Jordanie, en Israël et en Irak ont demandé samedi à leurs ressortissants de se préparer à quitter la région en cas d'escalade. L'avertissement intervient alors que Donald Trump menace de frapper l'Iran « très fort » et que de nouvelles attaques touchent le Koweït et le détroit d'Ormuz -
Perte sècheA cause des effets des canicules sur le Rhin et le Danube, le prix du transport fluvial explose en Allemagne
Les longues barges transportant des matières premières doivent réduire drastiquement leur chargement pour pouvoir circuler dans de faibles niveaux d'eau. -
Après l’afflux record de migrants à Ceuta, l’Europe s’alarme et se déchire
L’arrivée de quelque 60 000 personnes dans l’enclave espagnole de Ceuta a provoqué une crise politique à l’échelle européenne. L’Italie, la Finlande et le Danemark réclament un durcissement des mesures contre l’Espagne, tandis que la France, l’Allemagne et Bruxelles privilégient le soutien à Madrid et le renforcement des frontières extérieures