Le Qatar vante les mérites de la réassurance dans les pays du Golfe
Le Qatar poursuit son opération de séduction. Pour la première fois de son histoire, la Qatar Financial Centre Authority (QFCA) a profité des Rendez-Vous de Septembre à Monte-Carlo pour faire la promotion du marché de la réassurance dans six pays du Golfe (Bahrein, Koweit, Oman, Qatar, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis).
«Notre ambition est de soutenir la croissance future du marché en attirant davantage d’acteurs, de talents et d’expertises», n’a pas caché Akshay Randeva, directeur de la stratégie et du développement de la QFCA, lors de la présentation de son troisième baromètre de la réassurance.
Réalisée auprès de 33 réassureurs et courtiers implantés dans ces six pays, cette étude conclut que le secteur de la réassurance est promis à un avenir radieux. «L’attractivité des pays du Golfe en tant que place de marché pour les réassureurs continue de s’accroître», a estimé Shashank Srivastava, directeur général de la QFCA. Faible exposition aux événements naturels, forte croissance économique et capacités de couverture abondantes sont autant d’atouts pour dynamiser un marché qui, pour l’heure, ne pèse que 5 milliards de dollars de primes.
Surtout, le marché de l’assurance a le vent en poupe dans les pays du Golfe. Entre 2006 et 2011, les primes d’assurance vie et non-vie sont ont progressé cinq fois plus vite que la moyenne mondiale, passant de 6,6 milliards à 14,9 milliards de dollars. Les cotisations pourraient même atteindre le seuil des 18 milliards de dollars à horizon 2013, selon les projections du QFCA.
«Les multiples projets de construction et d’infrastructures constituent le principal moteur de cette croissance et de la demande d’assurance dans la région», a expliqué Shashank Srivastava. Une manne dont les réassureurs espèrent tirer davantage profit à brève échéance. Ainsi, 58% des personnes interrogées estiment que la croissance des primes de réassurance devrait être plus rapide que celle du produit intérieur brut (PIB) de la région.
Et pour cause. Le taux de primes cédées par les assureurs aux réassureurs s’élève à 40% dans ces pays, contre 10% en moyenne au niveau mondial. Mieux, les professionnels locaux se montrent plus optimistes sur la rentabilité du secteur. 43% des sondés jugent que la profitabilité de la réassurance va s’améliorer dans les 12 à 24 prochains mois, contre 8% seulement en 2011. Reste maintenant à transformer l’essai pour faire du Golfe une nouvelle place forte de la réassurance.
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