Le développement du pôle mutualiste Istya suit son plan de marche
Créé en mai 2011, le pôle mutualiste Istya «suit son plan de marche», a déclaré Thierry Beaudet, président de la MGEN (Mutuelle générale de l’Education nationale). Istya, qui regroupe la MGEN, la MNT (Mutuelle nationale territoriale), la MGET (Mutuelle générale Environnement et Territoires), la MNH (Mutuelle nationale des Hospitaliers), la MAE (Mutuelle générale des Affaires étrangères) et depuis janvier la MCDéf (Mutuelle civile de la Défense), «a bon espoir de compter une septième mutuelle d’ici début 2013» avec l’arrivée de la MGEFI (Mutuelle générale de l’Economie, des Finances et de l’Industrie), a indiqué Thierry Beaudet, également président du conseil d’administration d’Istya.
«Nous avons bâti une offre commune à la MGEN, la MNT et la MGET dans la santé et la prévoyance, qui pourrait être proposée au cours du second semestre», a indiqué le président, ajoutant réfléchir à un projet dans le domaine de l’assurance collective. Concernant le développement de fonctions communes, «nous avançons sur l’idée d’un actuariat central», a-t-il poursuivi. Par ailleurs, «nous nous préparons à Solvabilité 2 et serons prêts», a estimé le dirigeant. A fin 2011, le taux de marge de solvabilité de la MGEN, en recul de 19 points sur 2011, s’établissait à 490%, hors plus-values latentes.
Alors que les comptes des six mutuelles seront combinés au titre de l’exercice 2012, la MGEN a présenté hier pour la dernière fois ses résultats de manière isolée. Sur la base d’un chiffre d’affaires en hausse de 2,5% à 2 milliards d’euros, le résultat net a reculé de 71,7 à 19 millions d’euros, sous le coup de «la crise et de la hausse des taxes». Face au doublement de la taxe sur les contrats responsables de 3,5 à 7% (effectif en octobre 2011), qui n’a pas été répercutée volontairement, la MGEN a notamment passé une charge de 10,7 millions d’euros. «Notre budget 2012 sera a priori déficitaire de 36 millions d’euros», a estimé Fabrice Henry, trésorier général de la MGEN.
Concernant le rapprochement entre la MGEN et Ofivalmo dans la gestion, annoncé mi-avril, «nous avons procédé à l’échange de participations croisées», a indiqué Thierry Beaudet. L’accent est désormais mis sur la gouvernance, avec le changement des statuts de la filiale de gestion de la MGEN, Egamo, en vue de permettre l’arrivée de représentants d’Ofivalmo. «Les synergies se mettent en place», a indiqué Thierry Beaudet.
Plus d'articles du même thème
-
Le choc chinois 2.0
Le premier choc chinois avait fait de la Chine l’usine du monde. Le second pourrait rebattre les cartes de la puissance industrielle et technologique mondiale. Face à ce «choc chinois 2.0», l’Europe doit certes réagir, mais elle doit surtout agir, prévient Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques du Groupe Crédit Agricole. -
Bruxelles poursuit son Omnibus fiscal
Les Etats membres ont examiné un projet de simplification des règles fiscales le 23 septembre dernier. Un projet qui, à terme, permettrait près de 8 milliards d’euros d’économies par an pour les entreprises. -
Legrand veut continuer à surfer sur la vague des centres de données
Le spécialiste des infrastructures électriques a relevé ses objectifs 2030. Pour les quatre prochaines années, il vise désormais une croissance organique d'au moins 6% par an. Son action en profite.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
Trinune libreDette publique : pourquoi la boule de neige s’emballe
La dette française a atteint son plus haut niveau depuis 1946. Avec des taux durablement supérieurs à la croissance, la charge des intérêts de la dette dépassera 90 milliards d'euros en 2027 -
Tout et son contraireFace aux Houthis, un camp gouvernemental profondément fragmenté
Le gouvernement internationalement reconnu s'appuie sur une constellation de groupes armés aux intérêts parfois divergents -
3 595,5 milliards d'euros et 119 % du PIB : la dette publique continue sa folle dérive
Selon l’Insee, à l’issue du deuxième trimestre, le ratio de la dette par rapport au PIB atteint 119,0 %, après 117,5 % au premier trimestre 2026