Le coût des catastrophes pour les assureurs a reculé en 2009
L’année 2008 avait été l’une des pires en terme de catastrophes naturelles. Cette année, la nature a été plus clémente: selon les chiffres publiés par Swiss Re, elle a occasionné 52 milliards de dollars de dégâts au total (contre quelque 267 milliards un an plus tôt), obligeant les assureurs à débloquer 24 milliards – contre plus de 50 milliards en 2008. Vingt et un sont à mettre sur le compte des catastrophes naturelles et trois sur celui des catastrophes techniques. Un franc recul que les assureurs dommages ont dû apprécier en ces temps d’incertitude économique et financière.
L’année passée avait été marquée par les cyclones américains Ike et Gustav, occasionnant respectivement 20 milliards et 4 milliards de dollars de remboursements à eux seuls. En 2009, les sinistres ont été d’une ampleur plus limitée (voir tableau): le plus coûteux a été la tempête Klaus, qui a provoqué pour 3,54 milliards de dollars de dommages aux assurés. Ils se sont concentrés au premier semestre. Le réassureur helvète note ainsi que «le total des sinistres dus aux catastrophes durant les sept premiers mois de 2009 est presque deux fois supérieur à la moyenne des vingt dernières années». A noter que, contrairement à 2008, les événements climatiques cette année ont été plus importants en Europe qu’outre-Atlantique.
Comme souvent, les catastrophes les plus onéreuses pour les assureurs (qui ont en général lieu dans les pays plus développés) sont loin d’être les plus coûteuses en vies humaines. Aucune de ces dernières ne figure dans le tableau ci-contre; les cinq plus importantes ont toutes eu lieu en Asie du Sud-Est, à l’image du séisme indonésien (1.117 victimes) et du typhon Ketsana (854 morts et disparus).
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