Le calendrier se précise pour la nouvelle mouture des tests de résistance
Michel Barnier, le commissaire au Marché intérieur, l’avait martelé en janvier : les prochains tests de résistance (stress tests) vont devoir être «plus rigoureux et plus crédibles encore» que ceux de 2010. Les déboires récents de plusieurs banques irlandaises, pourtant passées sans encombre à la moulinette des stress tests, avaient en effet suscité des interrogations sur la pertinence de l’exercice. Dans ce contexte, la méthodologie régissant cette nouvelle vague de tests, qui devrait en parallèle éprouver la liquidité, sera décortiquée. L’Autorité bancaire européenne (ABE), qui a désormais pour numéro deux le Hongrois Adam Farkas, a levé hier un petit coin du voile.
«Le scénario macroéconomique adverse, mis au point par la BCE, intégrera une déviation substantielle par rapport à la prévision de base et des chocs spécifiques par pays en ce qui concerne les prix de l’immobilier, les taux d’intérêt et les souverains», a souligné l’ABE dans un communiqué. Si l’appréciation du risque souverain occupe le devant de la scène, il n’est en revanche pas fait mention, à ce stade, d’une éventuelle application de décote sur les titres détenus dans le «banking book». Andrea Enria, le président de l’ABE, a toutefois assuré cette semaine à Reuters que les tests de cette année seraient beaucoup plus durs, ajoutant que la réputation de la toute nouvelle institution était en jeu.
Il faudra donc encore patienter avant de connaître l’ensemble des rouages du mécanisme. Selon le calendrier évoqué par l’ABE, qui œuvre de concert avec le Comité européen du risque systémique et les superviseurs nationaux, c’est dès demain que les établissements auront connaissance des modalités de l’exercice, ce qui ouvrira une période de débat et de remarques. Puis, c’est le 18 mars que seront publiés les scénarios macroéconomiques retenus et la liste des banques concernées. Ces tests, «qui seront appliqués à un grand nombre de banques européennes (91 l’an dernier, ndlr), impliquent une série d'étapes techniques détaillées et, en conséquence, prendront plusieurs mois», prévient l’ABE. Alors que les grands principes de la méthodologie seront livrés en avril, les résultats définitifs ne seront ainsi connus qu’en juin.
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