L’Autorité bancaire européenne défend la sévérité de ses stress tests
Le scénario utilisé pour les stress tests bancaires de 2011 sera «plus sévère que celui de l’an dernier», a affirmé le président de l’Autorité bancaire européenne (ABE), Andrea Enria, dans une déclaration diffusée hier. Il répond ainsi aux doutes induits par les récentes informations de presse qui laissaient apparaître peu de différences entre les nouvelles hypothèses et celles de l’an dernier.
Le patron de l’ABE a étayé son propos par quelques éléments sur le nouveau scénario qui sera communiqué aux banques demain, et intégralement dévoilé le 18 mars. D’abord, l’ABE va tester la résistance des banques dans un scénario où le PIB dévierait de 4 points de pourcentage sur deux ans par rapport à celui prévu dans le scénario de base alors qu’en 2010, un écart de 3 points avait été testé. Par ailleurs, afin d’empêcher des banques de contourner le test en déplaçant leurs activités, l’ABE se basera sur des bilans bancaires statiques.
L’autorité va également mettre en place des critères plus rigoureux en matière de capital. Au lieu d’identifier les banques dont le ratio tier 1 tomberait en dessous de 6% dans le scénario adverse, comme en 2010, l’ABE recalerait les banques dont le ratio core tier 1, excluant donc le capital hybride, passerait sous le seuil de 5%, d’après Bloomberg. De nouveaux éléments vont aussi faire leur entrée dans les tests, comme l’hypothèse d’une hausse du coût du financement des banques et ses conséquences sur la rentabilité et le niveau de capital. Enfin, l’ABE veut travailler sur la comparabilité des données afin d’améliorer la publication de l’information, notamment sur l’exposition au risque souverain. Elle ne précise pas pour autant si les portefeuilles bancaires dans lesquels se trouve la majeure partie des dettes d’Etat seront testés.
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