L’assureur Talanx évite la sortie de route pour ses premiers pas en Bourse
Après un lancement hésitant et difficile, les premiers pas en Bourse de Talanx ont finalement été accueillis positivement. Alors que le prix de l’offre s’élevait à 18,30 euros, le titre du troisième assureur allemand a progressé de 1,2% à 18,5 euros mardi pour sa première séance de cotation, au sein d’un marché baissier.
Le projet d’introduction en Bourse de Talanx, qui détient 50,2% du réassureur Hannover Re, remonte à une dizaine d’années. Le groupe avait annoncé le mois dernier le lancement de ce projet, pour ensuite se rétracter, puis finalement le relancer quelques jours plus tard.
Talanx a toutefois réduit le montant de l’augmentation de capital. En septembre, «nous avions l’objectif de lever un milliard d’euros lors de l’introduction en Bourse. Mais nous avons ensuite réduit nos plans d’émission d’actions à la baisse», a indiqué un porte-parole du groupe à l’AFP. Le volume global de l’introduction en Bourse s’élève à 817 millions d’euros, incluant la conversion en actions de 300 millions d’euros d’obligations détenues depuis 2010 par Meiji Yasuda Life, partenaire japonais de Talanx.
En raison d’un capital flottant trop faible, «nous n’intégrons pas tout de suite le MDax, mais cela reste un objectif», a poursuivi le porte-parole. En cas d’exercice de l’option de surallocation, le flottant s’élèverait à 11,2%, le solde du capital se répartissant entre Meiji Yasuda Life (6,5%) et HDI (82,3%).
«Avoir réussi une opération primaire est une belle performance dans l’environnement actuel», souligne un banquier. Toutefois, plusieurs observateurs estiment que Talanx a opté pour une plus faible valorisation en vue d’attirer les investisseurs dans un climat de marché volatil. Le prix de l’offre, fixé à 18,3 euros, se situe dans la moitié basse de la fourchette de valorisation de 17,3 à 20,3 euros.
Alors que le secteur de l’assurance évolue dans un environnement difficile, ce constat prévaut également pour Direct Line, valorisé 2,7 milliards de livres (3,2 milliards d’euros) en se basant sur le prix de milieu de fourchette (160-195 pence). Les analystes valorisaient la branche assurance de Royal Bank of Scotland, dont le prix d’introduction définitif doit être connu prochainement, entre 2,5 à 3,5 milliards de livres.
Plus d'articles du même thème
-
La stratégie de TotalEnergies paie à tous les étages
Le pétrolier a confirmé ses objectifs à l'horizon 2030 et donné de la visibilité au-delà. Il annonce aussi une hausse de son dividende de 5% par an sans renoncer à ses ambitions dans l’électricité. -
Les paris sont lancés sur le futur directoire de la BCE
Les deux tiers des postes seront renouvelés d’ici à fin octobre 2027. Les tractations vont probablement s’accélérer en vue d’accords précédant l'élection présidentielle françaises. Pas sûr qu’elles aboutissent cependant avant le départ effectif d’Isabel Schnabel le 3 janvier prochain. -
La ruée vers le Luxembourg grippe les ouvertures de contrats d’assurance-vie
Suscitant un attrait croissant auprès des épargnants français, l’assurance-vie luxembourgeoise voit affluer les souscriptions. Mais les assureurs peinent à suivre le rythme, entraînant un allongement des délais d’ouverture des produits d'épargne.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
Royaume-Uni : Andy Burnham au défi de reconquérir sa base
Les militants du Labour veulent donner sa chance au Premier ministre, dont les débuts à Downing Street sont appréciés. Mais il va devoir présenter rapidement des résultats concrets pour convaincre -
Guerre des nerfsAu procès de Rachida Dati, une défense au bazooka face à de lourdes réquisitions
Les avocats de l'ancienne ministre accusée de corruption dans l'affaire Renault-Nissan ont tenté d'affaiblir la démonstration du PNF sur du lobbying supposé à Bruxelles -
Machine arrièreChoc fiscal : 37 milliards déjà, et ce n'est pas fini...
Selon le nouveau bilan des prélèvements obligatoires dressé par l'Institut Rexecode, les hausses d'impôts enregistrées depuis la dissolution ont déjà annulé la moitié des baisses menées depuis 2014. Sans parvenir à faire diminuer le déficit public pour autant