L’assureur Dai-ichi Life cherche à se développer hors des frontières japonaises
Dai-ichi Life cherche à élargir son terrain de jeu au-delà des frontières japonaises. Le deuxième assureur vie nippon a annoncé mardi un projet d’acquisition visant l’intégralité des titres de son concurrent australien Tower Australia, dont il est déjà actionnaire à hauteur de 29%. Afin de mettre la main sur les 71% du capital restant, Dai-ichi Life va proposer 4 dollars australiens par action (3,1 euros), soit une prime de 46,5% par rapport au dernier cours de clôture et de 46,2% par rapport au cours moyen sur le mois écoulé. Le montant global de l’opération, qui devrait être finalisée en mai 2011, s’élèvera à 1,2 milliard de dollars australiens. Dai-ichi Life, qui s’est introduit en Bourse en avril dernier à Tokyo, a indiqué que l’opération sera financée intégralement en numéraire.
Grâce à cette acquisition, Dai-ichi Life prévoit de porter la part de son bénéfice net réalisé à l’international, de 3% actuellement, à 9%. L’assureur japonais entend notamment développer la plate-forme de Tower Australia dans plusieurs pays de la zone Asie-Pacifique. Le groupe nippon a enregistré sur l’exercice fiscal précédent (clos fin mars 2010) un résultat de 55,6 milliards de yens (505 millions d’euros). Outre sa participation actuelle dans Tower Australia, Dai-ichi Life dispose également de participations minoritaires dans les assureurs Ocean Life en Thaïlande et Star Union en Inde.
Face à un marché de l’assurance en berne au Japon, cette acquisition, qui vise à développer l’activité de l’assureur vers des marchés plus porteurs,est perçue d’un bon œil par les spécialistes. Tower Australia, qui se présente comme le quatrième assureur vie australien en nombre de contrats et est également présent dans la gestion d’actifs, a enregistré, dans le cadre de son exercice fiscal clos fin septembre 2010, un bénéfice net en hausse de 88% à 87,4 millions de dollars australiens pour un chiffre d’affaires de 942 millions de dollars australiens. «Le marché de l’assurance vie en Australie enregistre une croissance solide, au sein d’un environnement économique favorable», a souligné Dai-ichi Life par voie de communiqué. Dai-ichi Life s’ouvre également les portes du marché de la gestion de fortune australien, le quatrième plus important au niveau mondial.
Plus d'articles du même thème
-
Les taux élevés menacent les actions
La fièvre récente sur les emprunts d'Etat est de nature à rebattre les cartes des allocations. Les marchés taux et des actions offrent des perspectives différentes, mais la hausse des rendements obligataires rend les places boursières, bien valorisées et stimulées par l'IA, plus vulnérables. -
La Société Générale écope d’une amende de 20 millions d'euros pour défaut de conseil en assurance et vente systématique
La banque rouge et noire se fait taper sur les doigts par l’Autorité de contrôle pour avoir systématiquement inclus «Mon assurance au quotidien», un contrat collectif dommages, dans son offre groupée de services bancaires, Sobrio. -
Jean-Jacques Barbéris va rejoindre la direction de Caceis
Jean-Jacques Barbéris aura passé presque 10 ans au sein d'Amundi où il a entre autres dirigé le pôle dédié aux clients institutionnels et entreprises et supervisé les sujets liés à la gestion extra-financière (ESG) au niveau groupe.
ETF à la Une
State Street IM et Ninety One s'associent pour lancer des ETF actifs
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Allianz déçoit les attentes en vie-santé
- La crise politique continue de secouer la livre sterling et les taux britanniques
- La Chine et les Etats-Unis mesurent leurs forces
Contenu de nos partenaires
-
EXCLUSIF Bananes flambéesA la Maison Saint-Martin, Jadot, Vallaud et Glucksmann savourent la fin de la primaire
Depuis la première édition de ces dîners en comité restreint, révélé par l’Opinion en février dernier, les rencontres se multiplient pour faire émerger un candidat commun hors LFI, sans passer par la case primaire de gauche -
Polémique anti-Bolloré : à quel point le cinéma français dépend-il de Canal + ?
A la suite d'une tribune anti-Bolloré, Maxime Saada menace de cesser toute collaboration avec les 600 professionnels du cinéma qui l'ont signée. Une déclaration qui interroge : l'industrie pourrait-elle se passer de Canal + ? -
FractureRoyaume-Uni : le travailliste Andy Burnham face aux démons du Brexit
Alors que les travaillistes esquissent un rapprochement avec l’UE, Andy Burnham est en campagne dans un territoire qui a largement voté pour le Brexit. Cette élection partielle illustre la nouvelle fracture de la politique britannique