L’assureur américain AIG peine à finaliser la cession du loueur d’avions ILFC
Alors que le salon aéronautique de Dubaï est synonyme depuis dimanche de pluie de commandes de la part des compagnies aériennes au bénéfice des constructeurs, au premier rang desquels Airbus et Boeing, les pourparlers se poursuivent en coulisses concernant le sort du géant de la location d’appareils, l’américain ILFC (International Lease Finance Corp), filiale de l’assureur AIG. Ce dernier cherche à s’en défaire depuis 2008, dans le cadre du plan de remboursement des deniers publics l’ayant alors sauvé de la déroute. Riche d’une flotte d’un millier d’appareils, ILFC travaille avec 200 transporteurs dans 80 pays environ.
Alors que la solution semblait trouvée il y a près d’un an avec l’annonce en décembre 2012 d’un accord de cession portant sur 80,1% du capital d’ILFC pour 4,2 milliards de dollars (avec option pour 9,9% supplémentaires), le consortium chinois (principal marché d’ILFC) peine depuis à financer son acquisition. Bloomberg rapporte que de nouveaux investisseurs pourraient y participer, sans que toutefois la liste en soit finalisée.
En l’occurrence, la composition du consortium ne cesse d’évoluer. Il est toujours mené par le fonds de Hong Kong P3 Investments, aux côtés de China Aviation Industrial Fund, New China Trust ayant semble-t-il quitté la table des négociations en mai. Le financier chinois Xiao Jianhua et le magnat taïwanais Richard Tsai seraient désormais disposés à apporter leur soutien, selon Bloomberg. Alors que le premier a déjà fait part de son intérêt dès le mois de mai, le second pourrait prendre une part majoritaire dans le projet, alors même que les autorités américaines pourraient bloquer la transaction en cas de présence d’un actionnaire dominant.
Les discussions porteraient particulièrement depuis quelques mois sur un prêt de 2,1 milliards de dollars, soit la moitié tout de même du montant total du projet, auprès des banques taïwanaises Mega International Commercial Bank et Bank of Taiwan.
Alors que la transaction devait initialement être bouclée au deuxième trimestre, AIG laisse filer les semaines et les mois tout en brandissant la menace d’une solution alternative: l’introduction en Bourse d’ILFC. Un mode de sortie évoqué dès 2011 mais rappelé le 1er novembre dernier à l’occasion de la publication des résultats d’AIG par son directeur général Robert Benmosche. Ce dernier a alors promis de «prendre une décision» avant la fin de l’année.
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